Lundi 9 novembre 2009
L'action... ou plutôt... l'inaction se passe dans une station balnéaire de la côte atlantique, en hiver, quand les riches
retraités deviennent majoritaires et imposent leur vision étriquée du monde aux autres habitants. Dans ces misérables conditions, il est sans doute peu utile de préciser que l'UNR, le RPR et
maintenant l'UMP chiraquienne devenue sarkosiste gère la ville depuis la guerre. La seule action visible de ces municipalités semblables et successives a consisté à détruire le patrimoine
urbanistique légué par le génie créatif qui a présidé à la reconstruction. Le magnifique casino municipal, rasé ! Le grandiose portique qui reliait les deux parties du front de mer, abattu ! La
courbe gracieuse des bâtiments constituant le front de mer, défigurée ! Ajoutez à ça la cathédrale qui absorbe l'eau plus vite que le le communiant n'avale le vin de messe, une politique de
développement des zones commerciales aberrante, un habitat social dans un état lamentable, une culture réduite à la portion congrue, des association moribondes... et vous aurez une idée des
résultats obtenus par plus de cinquante années de dérives, de copinage, de magouilles, de coups tordus. Une vraie politique de droite !Car ces gens, n'ayant pas d'adversaires, se battent entre eux ; la nature a horreur du vide, c'est bien connu. La dernière de leurs aventures concerne l'eau du robinet. Suivez bien. Le maire actuel (UMP) a voulu changer de compagnie distributrice d'eau ; il a donc demandé à plusieurs sociétés privées (dont celle en place) de faire des propositions. Un grand groupe s'est avéré le moins cher et tout portait à penser qu'il serait retenu. Mais non, des adjoints (UMP) et des conseillers (UMP) et même le prédécesseur (UMP) du maire actuel s'opposent à un changement. Que voulez-vous, on a ses petites habitudes... eux, il veulent garder le distributeur en place qui dépend lui aussi d'un grand groupe privé. Polémique, engueulades, tracts vengeurs et... vote du Conseil municipal. Le maire élu avec une majorité écrasante est mis en minorité.
Dans un premier temps, le député-maire battu par les siens, ça nous a fait marrer. Et ici, les occasions sont rares ! Mais là, soyez très attentifs, ça va devenir plus compliqué vu que le tragique est parfois proche du comique. Un nouveau tract est distribué ; il demande la démission de tout le conseil pour permettre de nouvelles élections, et ce tract, il émane des "dissidents" de droite augmentés d'un bayrouiste de circonstance (pléonasme) et du leader socialiste local. Seul, le communiste (exemplaire unique, espèce rare et mal protégée) élu sur la liste d'union de la gauche (les socialistes en étaient...) suggère une autre voie, celle que cette même liste proposait dans sa profession de foi : mettre la flotte du robinet en régie municipale. Il est logique, le coco, et il est bien le seul. En cette période de commémoration peu discrète de la chute du mur de Berlin, cette exception culturelle locale méritait d'être soulignée. En rouge comme il se doit !
Par Les naufrageurs
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Publié dans : Saintonge-Maritime
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Communauté : Citoyens en Charente-Maritime
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