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  • : LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • : En mer comme dans l'air, l'amer est un point de repère. Ainsi, ce blog pourra indiquer une direction aux navigateurs perdus. Mais attention aux naufrageurs (qui ne sont pas tous des lumières) et qui agitent, sans… fard, leurs lanternes dans la nuit. Ici, aucun sujet n’est exclu a priori. On pourra parler politique, littérature, musique, sport, déconnade… mais aussi spécificités régionales — voire locales — ne surprenant personne dans ce coin de terre nommé Saintonge Maritime.
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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 19:10
Vous avez eu mal au dos un jour ? Oui, tout le monde a eu mal au dos, a mal au dos, aura mal au dos. C’est normal dans une société qui veut économiser à la plupart d’entre nous, tout effort physique. Nos muscles s’affaiblissent, ceux du dos en particulier, victimes de notre excès de sédentarisation, de notre paresse… Ils ne soutiennent plus la colonne vertébrale qui se retrouve alors en première ligne. Et même si notre explication est peu médicale — ce que les thérapeutes visitant ce blog voudront bien excuser — elle n’en recouvre pas moins une réalité désormais bien connue.
Pourtant certaines professions sollicitent leurs muscles. Prenez un carreleur. Vous avez essayé de poser du carrelage pendant trente-cinq heure par semaine ? Non ? Dommage, vous sauriez que trente-cinq heures de travail (de vrai travail) c’est trop, c’est beaucoup trop, c’est inhumain. Posera-t-il encore du carrelage à soixante-dix ans, votre carreleur préféré si on lui applique les mêmes lois qu’au commerçant qui attend les clients, à l’ombre l’été, au chaud l’hiver, dans sa boutique ? Les deux exemples, vous l’aurez remarqué, n’ont pas été choisis au hasard puisqu’ils opposent un artisan et un commerçant, lesquels semblent parfois vouloir mêler leurs destinées alors que tout les oppose. Mais restons dans le sujet car lui aussi, le carreleur, il a mal au dos. Il en a même plein le dos, parfois ! Et pour des raisons inverses de celles qui font souffrir l’inactif, le cul collé dans sa bagnole ou dans son fauteuil en cuir devant sa télé d’merde !
Évidemment, on ne parle pas ici des sportifs amateurs qui se cassent le dos avec des exercices inadaptés. Ceux-là ne font pleurer personne puisque c’est de leur propre volonté qu’ils créent la douleur. Dans ce cas, un seul remède efficace, gratuit, confortable : s’arrêter, revenir aux fondamentaux du sport qui n’aurait jamais dû cesser d’être un jeu.
Bref, fainéants ou esclaves, on a tous mal au dos. Et que prend-on dans les moments de crise aigue, quand le Doliprane (pardon, le Paracétamol) ne suffit plus ? On prend du Di-Antalvic ou plus précisément une association de Paracétamol et de Dextropropoxyphène (c’est comme je vous l’dis, ma brave dame), un opiacé faible. Le médicament est si ancien et si reconnu qu’il est le plus souvent remplacé par un générique, ce qui n’empêche pas de l’appeler Di-Antalvic. Et maintenant voici la nouvelle que nous bassinent nos médias depuis deux ou trois jours et que seul Michael Jackson (grand spécialiste en produits chimiques) a été capable d’enrayer : dans un an, on ne trouvera plus de Di-Antalvic dans les pharmacies. Il sera interdit parce que dans plusieurs pays européens, certains désespérés ou voulant se faire passer pour tels, ont pris l’habitude (fâcheuse) de l’utiliser pour se suicider ou pour faire une tentative de suicide… Comme s’ils ne pouvaient pas se tirer une balle dans la tête, se jeter sous un train, se pendre, comme tout bon suicidé qui se respecte. Mais alors retirerait-on les cordes de la vente ? empêcherait-on les TGV de rouler ?
Par la faute d’une minorité de personnes mal intentionnées, une majorité va devoir souffrir un peu plus. Notez bien qu’on est habitués ! Il suffit qu’un gamin se fasse choper avec 2 grammes de hasch et voilà toute une classe d’âge suspecte, fouillée, tabassée parfois. Et ce n’est là qu’un aimable exemple des dérives sécuritaires auxquelles nous finissons par nous habituer. Au fait, ils l’avalent avec quoi leur Di-Antalvic, les suicidés européens ? Avec de l’eau ? Interdisons l’eau, qu’ils se suicident enfin au pinard, comme au bon vieux temps.

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Published by Les naufrageurs - dans Société
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Charron 30/06/2009 23:07

Il y a queques années j'utilisais un produit nommé VIOXX. J'en étais enchanté, il suffisait d'en prendre très peu pour aller mieux, et sans le moindre effet seconaire. Et puis il a été interdit et on l'a remplacé par d'autres produits dont je ne suis absolument pas satisfait (très dur pour l'estomac).

Les naufrageurs 01/07/2009 07:43


La différence c'est que le VIOXX a été rendu responsable d'accidents cardiaques, alors qu'au  DI-ANTALVIC on ne reproche que son utilisation dans les
suicides...