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  • : LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • : En mer comme dans l'air, l'amer est un point de repère. Ainsi, ce blog pourra indiquer une direction aux navigateurs perdus. Mais attention aux naufrageurs (qui ne sont pas tous des lumières) et qui agitent, sans… fard, leurs lanternes dans la nuit. Ici, aucun sujet n’est exclu a priori. On pourra parler politique, littérature, musique, sport, déconnade… mais aussi spécificités régionales — voire locales — ne surprenant personne dans ce coin de terre nommé Saintonge Maritime.
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 10:21
Les tempêtes — climatiques, politiques  ou médiatiques — se faisant rares en cette période estivale, les naufrageurs ont décidé de se reposer un peu... En effet, vous l'avez compris, si nous apportons notre total soutien aux projets sarkoziens de "faire suer le burnous" le dimanche, c'est parce que nous pensons que notre bien-aimée société libérale avancée doit s'orienter résolument vers l'interdiction du travail en semaine.
— Comment ça va ?
— Comme un dimanche !
Et comme il faut bien donner l'exemple, notre petite équipe, vigie éclairée du progrès social et culturel, se retrouve d'autant plus réduite qu'elle refuse courageusement l'esclavage, fût-il salarié, aussi bien en semaine que le dimanche. Surtout quand le produit qui remplace le mercure dans les thermomètres peut monter sans préavis au-dessus de 25 degrés !
Ce blog prend donc des vacances même si un homme de quart reste sur le pont afin de publier les commentaires (intelligents) que vous pouvez continuer de nous adresser lors de cette chaude escale estivale. Profitez-en (vous avez connu le Zan ?) pour relire les 80 articles publiés en moins de 6 mois. Et donnez votre avis ! Quelques conseils de re(lecture) pour bien passer l'été ?

- Grande administartion malade

- Le glaive, la balance et la plume
- Les animaux malades de la... grippe
- Bienvenue chez les fachos
- Yolande Présidente !
- Royan-les-Glands
Et plein d'autres qui vous rappelleront l'actualité de ces derniers mois.
Enfin, si vous souhaitez recevoir une information lors de la publication d'un nouvel article, laissez votre adresse dans la case prévue à cet effet, dans la partie gauche du blog.
BONNES VACANCES ET À BIENTÔT.

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Published by Les naufrageurs - dans Divers
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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 09:36
Le projet de loi Hadopi 2, qui prévoit de recourir au tribunal correctionnel pour suspendre la connexion des internautes suspects de contrefaçon numérique, vient d'être validé par le Conseil d'État. Si la nécessité de rémunérer justement les créateurs fait l'unanimité, l'atteinte aux libertés que constitue un pel projet n'échappe à personne. D'autant que son efficacité reste à prouver... Ne serait-on pas dans une nouvelle opération de "poudre aux yeux", spécialité du pouvoir actuel ? Comme en matière de sécurité, on fait de grands moulinets, on déplace forces de l'ordre et médias pour arrêter deux gamins dénoncés (à tort) pour vol de vélo... et comme on n'a plus les fonctionnaires pour faire appliquer les lois que l'on vient de voter, on laisse pourrir la situation. Jusqu'ici ça n'a pas marché trop mal...
Dans le cadre de cette répression annoncée, il est rafraîchissant de constater que certains créateurs — et pas forcément les moins importants — font le choix délibéré de ne pas suivre une politique si favorable aux grandes compagnies. Prenez le saxophoniste (alto) de jazz, Steve Colemean, vraiment un des plus grands artistes de ces dernières années. Il a mis une bonne partie de son abondante discographie — à l'exception notable des nouveautés — en téléchargement libre sur son site. Ainsi, l'internaute peut télécharger librement un grand nombre de morceaux et même des disques entiers.
Il est fou Steve Coleman ? Au contraire, sa position est très réfléchie et il s'en explique fort bien. Pour nous, un artiste de cette envergure a en effet tout intérêt à faire découvrir sa superbe musique au public le plus large possible. C'est ainsi qu'il peut donner envie d'aller l'entendre en concert. Car le jazz est une musique de l'instant qui doit se vivre comme une communion entre le musicien et son auditeur, et dans ce contexte, le disque ne constitue qu'un support. Un moyen mais en aucune manière une fin. Le problème est que le CD (voire le DVD) sont devenus des enjeux économiques si importants qu'ils sont trop souvent considérés comme l'oeuvre de l'artiste alors qu'ils n'en sont que la copie.
Il vous reste à faire un petit détour par
le site de Steve Coleman pour écouter sa musique, la télécharger en toute légalité, et attendre son passage pour aller l'applaudir. Et si vous souhaitez connaître les raisons qui justifient son apparente générosité, il donne son argumentation ICI.


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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 19:10
Vous avez eu mal au dos un jour ? Oui, tout le monde a eu mal au dos, a mal au dos, aura mal au dos. C’est normal dans une société qui veut économiser à la plupart d’entre nous, tout effort physique. Nos muscles s’affaiblissent, ceux du dos en particulier, victimes de notre excès de sédentarisation, de notre paresse… Ils ne soutiennent plus la colonne vertébrale qui se retrouve alors en première ligne. Et même si notre explication est peu médicale — ce que les thérapeutes visitant ce blog voudront bien excuser — elle n’en recouvre pas moins une réalité désormais bien connue.
Pourtant certaines professions sollicitent leurs muscles. Prenez un carreleur. Vous avez essayé de poser du carrelage pendant trente-cinq heure par semaine ? Non ? Dommage, vous sauriez que trente-cinq heures de travail (de vrai travail) c’est trop, c’est beaucoup trop, c’est inhumain. Posera-t-il encore du carrelage à soixante-dix ans, votre carreleur préféré si on lui applique les mêmes lois qu’au commerçant qui attend les clients, à l’ombre l’été, au chaud l’hiver, dans sa boutique ? Les deux exemples, vous l’aurez remarqué, n’ont pas été choisis au hasard puisqu’ils opposent un artisan et un commerçant, lesquels semblent parfois vouloir mêler leurs destinées alors que tout les oppose. Mais restons dans le sujet car lui aussi, le carreleur, il a mal au dos. Il en a même plein le dos, parfois ! Et pour des raisons inverses de celles qui font souffrir l’inactif, le cul collé dans sa bagnole ou dans son fauteuil en cuir devant sa télé d’merde !
Évidemment, on ne parle pas ici des sportifs amateurs qui se cassent le dos avec des exercices inadaptés. Ceux-là ne font pleurer personne puisque c’est de leur propre volonté qu’ils créent la douleur. Dans ce cas, un seul remède efficace, gratuit, confortable : s’arrêter, revenir aux fondamentaux du sport qui n’aurait jamais dû cesser d’être un jeu.
Bref, fainéants ou esclaves, on a tous mal au dos. Et que prend-on dans les moments de crise aigue, quand le Doliprane (pardon, le Paracétamol) ne suffit plus ? On prend du Di-Antalvic ou plus précisément une association de Paracétamol et de Dextropropoxyphène (c’est comme je vous l’dis, ma brave dame), un opiacé faible. Le médicament est si ancien et si reconnu qu’il est le plus souvent remplacé par un générique, ce qui n’empêche pas de l’appeler Di-Antalvic. Et maintenant voici la nouvelle que nous bassinent nos médias depuis deux ou trois jours et que seul Michael Jackson (grand spécialiste en produits chimiques) a été capable d’enrayer : dans un an, on ne trouvera plus de Di-Antalvic dans les pharmacies. Il sera interdit parce que dans plusieurs pays européens, certains désespérés ou voulant se faire passer pour tels, ont pris l’habitude (fâcheuse) de l’utiliser pour se suicider ou pour faire une tentative de suicide… Comme s’ils ne pouvaient pas se tirer une balle dans la tête, se jeter sous un train, se pendre, comme tout bon suicidé qui se respecte. Mais alors retirerait-on les cordes de la vente ? empêcherait-on les TGV de rouler ?
Par la faute d’une minorité de personnes mal intentionnées, une majorité va devoir souffrir un peu plus. Notez bien qu’on est habitués ! Il suffit qu’un gamin se fasse choper avec 2 grammes de hasch et voilà toute une classe d’âge suspecte, fouillée, tabassée parfois. Et ce n’est là qu’un aimable exemple des dérives sécuritaires auxquelles nous finissons par nous habituer. Au fait, ils l’avalent avec quoi leur Di-Antalvic, les suicidés européens ? Avec de l’eau ? Interdisons l’eau, qu’ils se suicident enfin au pinard, comme au bon vieux temps.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 09:07
En France, où l'on est au moins aussi chauvins qu'ailleurs, on prétend que le tennis descend (comme le singe de l'arbre) de notre ancien jeu de paume. On a sans doute raison : nos joueurs nationaux paument assez souvent... Pourtant, ce sont bel et bien les Anglais qui ont inventé ce sport. Sur herbe ! Et même si le premier tournoi eut lieu — semble-t-il — dans le Massachusetts en 1876, c'est bien à Wimbledon, en 1877, que se déroula devant 200 spectateurs (pour la finale) le premier des tournois encore en place de nos jours : Wimbledon.
Wimbledon vient de commencer et le poids de toute cette antériorité y est présent. On dit que c'est le plus grand tournoi du monde, le plus beau... C'est vrai si l'on se réfère au cadre champêtre, aux joueurs engagés, à l'histoire. La surface était insupportable
il y a encore quelques années, si rapide qu'un bon serveur avait toutes les chances de bien s'illustrer même s'il n'était que modeste relanceur. Cette surface est devenue chaque année un peu plus lente, autorisant les échanges donc le spectacle. Un spectacle magnifique.
À Wimbledon, contrairement à certains autres grands tournois, le public est présent dès le premier jour, il sait se tenir, il encourage ses joueurs mais applaudit sportivement les adversaires. Un public de connaisseurs. Ici, les rappels à l'ordre de l'arbitre sont rares ; on se tait pendant les échanges et, sauf exception, on s'installe sans déranger tout le stade... En ces premiers tours, la compétition bénéficie d'un ensoleillement exceptionnel qui permet au public les tenues légères et colorées.
Mais quelle différence entre ces tribunes bigarrées et un terrain en deux tons, vert et blanc. Les joueurs sont tout de blanc vêtu, mais arborent tout de même les logos de leurs sponsors. La City n'est pas loin. Seule la coupe des équipements a changé depuis l'origine. On n'en dira pas autant de la tenue des arbitres et juges de lignes qui arborent une cravate ridicule les faisant ressembler plus à des représentants en cosmétologie qu'à des auxiliaires sportifs. La tenue des juges de lignes féminines est particulièrement remarquable, avec une jupe qui semble sortir de la naphtaline et qui n'aurait sans doute pas déparé lors de la première édition du tournoi, en 1877. On regrette un peu qu'elles n'arborent pas un chapeau du genre de ceux qu'affectionne la Reine d'Angleterre.
La façade est donc superbe. Mais si on regarde derrière... Derrière, les belles bâches vertes qui entourent le terrain, il y  a... du béton. Un joueur en a fait la dure expérience dès le premier jour en allant se cogner le genou contre cet entourage en trompe-l'oeil. On imagine un peu ce qui serait arrivé s'il était arrivé la tête la première ! Faudra-t-il rendre le port du casque obligatoire à Wimbledon ou faut-il considérer — en paraphrasant un homme politique français — que le tennis est une chose trop sérieuse pour être confiée à des... Anglais ?


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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 09:43
Oui, il faudra faire les comptes après cet historique Congrès réuni, pour la plus grande gloire du Monarque, à Versailles en ce lundi 22 juin de l'année de grâce 2009 du rêgne de Sarko 1er. Combien de parlementaires auront applaudi, combien seront venus sans intervenir dans le débat, combien seront restés à la maison ? On commencera donc par des contes (à dormir debout) et on finira par des comptes. À ce petit jeu, c'est forcément, comme d'habitude, le parti du Président qui va gagner. D'autant que les opposants ont déjà commencé à s'invectiver entre eux.
Si on veut se comporter en anti-Sarkosystes pas trop primaires (c'est difficile mais on peut essayer), on se pose aussitôt une question toute simple : "qu'y-a-t-il de scandaleux pour le principal élu du peuple à venir lui expliquer (au peuple), à travers ses représentants, quelle politique il compte mener dans les mois à venir ?" Évidemment, le fait qu'il se retire dans ses appartements royaux et dans sa dignité qui ne saurait être outragée par d'éventuels contradicteurs, juste après son discours, ne peut guère inciter les parlementaires d'opposition à participer à un débat dans lequel, seuls les godillots du Prince pourront défendre les positions officielles. Avec le zèle aveugle qui les caractérise depuis toujours...
Ce matin, à la radio, c'était le populiste Mélenchon qui traitait ses anciens amis socialistes de "pleutres". Il est vrai que le successeur indiscutable de Georges Marchais (pour l'amusement et l'endormissement des foules) a plus de vocabulaire que son modèle ! Mais ne devrait-il pas l'employer avec un peu plus de discernement ? D'autant que le courage de l'abstention reste à prouver. Son efficacité aussi...
Les socialistes avaient un bien meilleur avocat pour défendre leur position vraiment très socialiste, ce matin sur France Inter. Robert Badinter, rien de moins. Il l'a fait avec classe et brio, mais... pouvait-il convaincre ? Voilà un parti qui est si divisé qu'il ne peut plus s'entendre que sur des compromis. Et les leçons du scrutin européen ne semblent pas avoir été bien apprises... Il faudra réviser.
Heureusement, le bon peuple s'en fout un peu de tout ça. Il voit des élus gesticuler pendant que le pays s'enfonce chaque jour dans la crise économique, dans le chômage, dans le tout-sécuritaire, dans l'intolérance... Il aimerait, le bon peuple, que ses représentants naturels (la gauche) s'entendent, offrent un front uni face à la montée des inégalités et des atteintes à la Démocratie, qu'ils aillent ensemble à ce Congrès, qu'ils écoutent respectueusement le Président, et qu'ils interviennent dans le débat pour dire tout ce qui ne va pas, pour faire des propositions claires et novatrices, offrant une alternative crédible. Voilà qui serait un tremplin pour une gauche enfin unie, prête à se battre et à vaincre.
Au lieu de cela, on continue d'assister à une triste bataille de lamentables chiffonniers. Dommage.

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 09:53
On lit ça dans Le Monde : « une soixantaine de députés de toutes tendances, emmenés par le député communiste de Vénissieux (Rhône) André Gerin, avaient déposé le 8 juin une proposition de résolution pour la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le port en France de la burqa ou du niqab (voile couvrant le visage et ne laissant entrevoir que les yeux). » Ici, dans le Pays royannais, burqa ou niqab (ça fait drôle de ne pas mettre de « u » derrière le « q »…), on n’en voit pas souvent. Ailleurs, on ne sait pas trop, mais la coutume doit se développer puisque des gens très importants en parlent, estiment qu’il faudrait réunir une commission, faire une loi, interdire… À condition d’être capable de distinguer le « port subi » du « port voulu » !
— Vous reprendrez bien un peu de port, très chair ?
— Non merci, ma religion me l’interdit.
Parce que tout de même, on a déjà vu des hommes et des femmes s’habiller comme l’as de pique. On en voit tous les jours, ici comme ailleurs. Mais ce n’est pas la même chose, ceux-là suivent la mode. Celle qui fleurit à la télé et dans les magazines en quadrichromie qui trônent dans la salle d’attente du dentiste et font la promo des ténors de l’UMP. Au fait, la mode, elle est subie ou elle est voulue ? La pub à la con qui vous impose ses cochonneries à vous coller sur la figure, sur les ongles, sur les cheveux, sur le corps, n’exercerait-elle pas elle aussi une sorte de dictature ? Réunissons vite une commission d’enquête !
Des gens déguisés dans la rue, ça n’a jamais dérangé personne, ça fait même bien rigoler le bon peuple qui manque un peu d’occasions de se fendre la pêche par les temps qui courent. Mais il faut bien admettre que si le carnaval dure toute l’année, le spectacle perd un peu de son charme. Le port de tous ces oripeaux ressemble alors à une forme d’exhibitionnisme. De la part de celui (ou de celle) qui les porte ou de la part de celui (ou de celui) qui les impose ? La commission devra inviter quelques psys à ses réunions… et se demander sérieusement si les pratiques de certaines religions plus anciennes sous nos climats, ne mériteraient pas de faire aussi l’objet d’un débat.
Par exemple : les cathos qui défilent devant le cercueil lors d’un enterrement, font un drôle de signe cabalistique. Ils se touchent différents endroits du corps (ce qui n’a rien de répréhensible) en dessinant une sorte de croix virtuelle dans l’espace. Exactement comme font beaucoup de joueurs de foot en pénétrant sur le terrain (ce qui ne les fait pas mieux jouer, surtout s’ils sont du PSG), avant de tirer un penalty, ou après avoir marqué un but. Alors franchement, faire ce geste purement footballistique devant un cercueil, face à la famille qui est dans la peine, c’est un peu déplacé, non ? Certes… s’il s’agit de sacrifier au rituel pour faire gagner Bordeaux, on peut comprendre… Mais c’est bien inutile vu que les Girondins, ils sont bien capables de gagner sans faire appel à des pratiques superstitieuses macabres.
Enfin, il faudrait bien réunir une commission pour en parler. Juste pour en parler. Comme d’hab’ !
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 18:22
Marre de Sarkozy, marre de Manuel Valls faisant du marché noir, marre de tous ces gens qui font moins de voix que leurs adversaires et sont élus quand même... En Iran ? Sans doute, mais pas seulement... au PS aussi. Et ailleurs, sans doute. Marre de tout ce spectacle pour débiles, marre de la planète qui se réchauffe, de la mer qui monte (j'ai honte, j'ai honte), du moral qui descend, des entreprises qui délocalisent, qui licencient, qui pontifient... Marre du travail, marre du chômage, marre de la retraite à 75 ans, des avions qui tombent, des voitures qui roulent, des piétons qui ne marchent pas... Marre de la grippe aviaire, porcine, anesthésiante... Marre des PDG qui se goinfrent, des plaisanciers en 4X4 qui affichent l'auto-collant "Non au port méthanier" (on voit ça du côté de Royan), marre des imbéciles de gauche qui votent n'importe quoi (ceux de droite, c'est normal), marre de ceux qui ne vont pas voter et viennent pleurnicher parce que ça ne se passe pas exactement comme ils le souhaitaient.
Et puis merde, la liste serait longue ! Arrêtons-nous ici et introduisons un peu de tendresse dans ce monde de brutes.
Écoutez, regardez, jouissez du bonheur qui vous est accordé, ici et maintenant, de pouvoir profiter de l'immense talent de Madeleine Peyroux. Un seul morceau — le premier — de son dernier album "Bare bones" et vous décollez vers un tout autre monde. Certains la comparent à la grande Billie Holiday, et il faut bien reconnaître qu'il y a quelque chose dans la voix, dans le swing naturel et décontracté (c'est pas un pléonasme, ça ?), dans le léger flottement sur le temps... Même si Billie est bien évidemment incomparable.
Et si vous n'êtes pas convaincu par nos modestes propos, écoutez ! Ou alors, regardez sur Google, la place de Madeleine Peyroux : elle totalise 1.090.000 requêtes, très loin devant la madeleine de Proust qui plafonne à 293.000 et près de la madeleine au chocolat qui n'atteint que 1.280.000 suffrages et fait grossir ceux qui la mangent avec du beurre et des saucisses. Et le score de Madeleine Chapsal, demandez-vous ? Notre naturelle charité chrétienne nous empêche de vous le donner. Et celui de Madelin ? 569.000. Quand même ! Ben oui...
Vous voyez qu'elle a du bon la culture numérique ! Allez, vous reprendrez bien une petite Madeleine...


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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 09:30
Belle rencontre avec Isabelle Autissier, lundi soir à La Tremblade. C'est à dessein que le mot "rencontre" remplace ici celui de "conférence". En effet, après une présentation par son hôte, François Patsouris, président de la section régionale conchylichole, et une courte introduction, la navigatrice a préféré donner la parole au public présent pour que s'instaure un véritable débat. Exercice périlleux mais réussi en dépit des rares et sans doute inévitables interventions hors sujet dues à quelques personnes à l'expression maladroite ou plus soucieuses de défendre leur "boutique" que l'avenir de la planète. C'est la rançon que réclament toujours ces exercices salutaires de démocratie participative.
En revanche, la plupart des questions posées relevaient d'une véritable prise de conscience de l'urgence des actions à entreprendre pour ralentir le réchauffement climatique. Ou pour s'y adapter. Des suggestions passionnantes ont même émergé, comme celle qui consisterait à donner, au même rythme que les cours de la bourse, les indices d'émissions de gaz à effet de serre, de pollution, de maintien des espèces menacées... Tout ce qui touche à la vie plus qu'à la finance. Une véritable logique révolutionnaire qui peut sembler utopique à première vue, mais qui irait bien dans le sens d'une plus grande responsabilité du citoyen. Isabelle Autissier pouvait ainsi se réjouir légitimement du bon score enregistré aux Européennes par les listes vertes : "Non pas parce que Daniel Cohn-Bendit a une bonne tête. Mais parce que je vois que l'environnement est une préoccupation qui fait son chemin."   
Sachant que dès le lendemain, Isabelle Autissier devait rendre sa copie sur le Grenelle de la Mer auquel elle a activement participé, le public manifesta également sa légitime curiosité sur cette démarche devant aboutir à une véritable politique maritime pour les trente années à venir. Une grande première ! Et chacun de se demander si les résultats seront à la hauteur des attentes et des enjeux. Saurons-nous, par exemple, organiser l'inéluctable recul de la côte ? Pas facile lorsque de nombreux intérêts divergent à ce point. Isabelle le reconnaît franchement : « Tout le monde a eu le sentiment que l'on nous donnait une chance d'essayer d'imaginer quelque chose. Après, nous ne promettons rien, c'est le ministre qui tranchera. » Et d'insister : "Sans une vision globale, qui va du bassin-versant à la haute mer, on ne fera rien."
En résumé : il y a du boulot et nous devons tous nous y coller rapidement. Sinon...

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 11:26
Notre dernier article s'intitulait "Pétage de plombs", mais finalement "Suicide en direct" aurait sans doute mieux convenu. C'est en effet à ce spectacle qu'ont pu assister quelques téléspectateurs encore motivés par les pugilats politiques. Ce soir-là, le candidat François Bayrou a en effet délibérément flingué son équipe et probablement ruiné toute chance d'être un jour ce qu'il rêve de devenir. Les résultats de ces élections européennes qu'il voulait transformer en Présidentielles, en attestent. Et la bassesse de ses attaques contre l'homme le plus populaire de cette compétition n'explique évidemment pas à elle seule, une telle déroute même si elle l'a certainement amplifiée. Mais arrêtons de tirer sur le corbillard centriste et concentrons notre feu sur l'ambulance de gauche.
Sans doute, Martine Aubry ne méritait pas une telle gifle ! Mais bon... puisqu'elle l'a reçue, cette gifle plus destinée aux silencieux mais trop visibles éléphants de son parti qu'à elle-même, pourquoi n'en tirerait-elle pas les conséquences ? Elle serait maintenant parfaitement justifiée et soutenue par l'opinion publique de gauche (et du centre-gauche) si elle prenait la mesure prioritaire qui s'impose : virer du parti tous ceux qui depuis des années, des mois et même récemment, polluent ses débats internes, le trahissent, ceux qui ont gâché la superbe campagne présidentielle de Ségolène Royal, ceux qui préfèrent la défaite au succès de leurs camarades, ceux qui lèchent la main du Maître qui leur sert la soupe tiède. Oui, si le parti socialiste veut rebondir, il doit dire publiquement que messieurs Éric Besson, Bernard Kouchner, Michel Rocard, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn et quelques autres du même acabit, ne sont pas (ne sont plus, ne seront jamais) des socialistes. Évidemment, l'exclusion qui s'impose serait qualifiée par la droite de procédé stalinien. Pourtant, un tel acte de survie n'aurait rien de totalitaire, la patience a été longue, et le peuple de gauche s'est clairement exprimé. Mais admettons... Il faut alors créer un autre parti sans eux. Avec d'autres. Les leçons de l'Histoire imposent cette solution : pas de refondation, pas de réformes de structure, pas de rafistolage... Juste un nouveau parti social et écolo, enfin ouvert aux classes populaires (carte à 10€) qui ne se reconnaissent pas dans les débats florentins de cette gauche déconnectée de la vie.
Une place existe pour une telle formation. La droite triomphante n'est pas si forte que ça, avec ses 28% de 40% des électeurs. Et Daniel Cohn-Bendit, tout en savourant (et il a bien raison) son incontestable succès, n'ignore pas qu'il devra lui aussi passer par une union plus large pour faire aboutir ses propositions. Pourquoi ne pas bâtir entre progressistes d'horizons divers la grande fédération de la gauche moderne qui balaiera les rancoeurs du passé et permettra une alternance crédible à l'affairisme et au populisme. Alors, l'élection de dimanche n'aura pas été inutile.
 


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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 10:04
Bayrou aurait "pété les plombs" pour reprendre la formule de Daniel Cohn-Bendit après une émission de télé dont tout le monde parle mais que, bien évidemment, personne — en dehors des militants des partis représentés — n'a eu le courage (ou la folie) de regarder. Déjà bien joli (comme dirait Eva) si le citoyen se déplace dimanche pour aller voter. Si en plus il fallait qu'il se tape des émissions chiantes. Et inutiles ! Mais bon, pour une fois, il s'y serait passé quelque chose, à la télé. Bayrou aurait "pété les plombs". Ce qui laisserait entendre que ce serait une nouveauté, qu'il s'agirait d'un homme équilibré, pas mégalo pour deux ronds, qui tout à coup se serait laissé aller à un coup de sang. Voilà qui est fort aimable pour un personnage qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans dans le culte de SA personnalité. "Minable" aurait aussi commenté Cohn-Bendit. Et que pouvait-il dire d'autre ?
Ainsi, dans la même soirée, un ancien-futur président de Sa République aussi autoproclamé que fragilisé par les derniers sondages, accuse un concurrent d'être pédophile (ou peu s'en faut...) et d'avoir déjeuné — en qualité de président du groupe écolo  — avec le Président actuel de notre République. Déconnons un peu et regroupons les deux "informations bayrouesques" : on obtient un titre que ne renierait pas "Minute" : "Un pédophile reçu à l'Élysée". Là, on se trouve devant une injure caractérisée envers le chef de l'État pour qui nous n'avons pas une sympathie débordante, mais qui n'a jamais justifié de telles acusations. Évidemment, la ficelle est trop grosse pour être invisible, et celui qui ne sera jamais président d'autre chose que du Modem apparaît alors dans toute sa "minablitude" !
Redevenons un peu sérieux et demandons-nous pourquoi le leader d'une respectable formation du centre-droit emploie soudain les méthodes de l'extrême-droite. C'est vrai, jusque là, seule Marine Le Pen avait utilisé ces 2 ou 3 phrases maladroites et provocatrices du leader des Verts, extraites d'un bouquin publié en 1975 et qui, à l'époque, n'avait choqué personne. Même si son intelligence n'est pas aveuglante, Bayrou a compris que le succès de Sarkozy est dû à ses coups de menton sécuritaires. C'est ainsi que Chouchou a pris à Papy Le Pen une bonne partie de son électorat. Alors, pourquoi ne pas suivre cet auguste exemple quand on n'est qu'un modeste élu municipal béarnais bourré d'ambition ? Le problème, c'est qu'il n'y a plus rien à piquer à Le Pen. De Villiers et Sarko ont tout récuré ; les grognards qui lui restent, au vieux Jean-Marie,
son dernier carré de fidèles, les véritables électeurs du FN ne s'en iront jamais ailleurs.
On notera enfin que le candidat qui se fait traîner dans la boue pour quelques mots malheureux écrits voilà plus de 3 décennies, est à peu près le seul à avoir fait une véritable campagne sur l'Europe, une campagne d'explication, de dialogue, nourrie d'un véritable projet. Une campagne digne. Et si les listes des Verts en sont récompensées demain, ce ne sera que justice !
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