Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • : En mer comme dans l'air, l'amer est un point de repère. Ainsi, ce blog pourra indiquer une direction aux navigateurs perdus. Mais attention aux naufrageurs (qui ne sont pas tous des lumières) et qui agitent, sans… fard, leurs lanternes dans la nuit. Ici, aucun sujet n’est exclu a priori. On pourra parler politique, littérature, musique, sport, déconnade… mais aussi spécificités régionales — voire locales — ne surprenant personne dans ce coin de terre nommé Saintonge Maritime.
  • Contact

Annuaires

http://www.wikio.fr   
   

Recherche

Archives

Catégories

14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 16:58
Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Art
commenter cet article
19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 15:28
Quand nos politiciens ne sont pas fourbes, ils sont d'une mollesse rare. Un exemple : leur comportement face à la prise en otage du plus grand artiste français par... la Suisse. Sur ordre, semble-t-il des États Unis d'Amérique qui ne s'empressent pas de le réclamer, le citoyen français Roman Polanski, 76 ans et des chefs d'oeuvre comme s'il en pleuvait, est donc détenu en Suisse et personne, en France, ne dit rien. Ou si peu... Notre ministre de la Culture a bien essayé, le malheureux, mais Le Pen veillait, aussitôt relayé par la jeune garde du PS. Entre parenthèses, c'est incroyable, ce qui arrive à ce parti qui a une si belle et noble histoire. Soit il est trahi par ses "barons", de Besson à Strauss-Kahn en passant par Rocard et quelques autres de moindre importance... soit il est mis à la remorque de l'extrême-droite par ses "djeunes zélites" — de Valls à Montebourg en passant par Hamon — qui entonnent une bien vieille ritournelle : "C'est nous, les gars de la Marine." Et Martine, pleine de grâce et de bonne volonté, qui n'en finit pas de siffler, en vain, la fin de la récré... C'est à pleurer !
Mais revenons à l'essentiel : Polanski toujours en otage et son pays qui ne fait rien. Il y aurait pourtant des moyens d'action : la guerre, par exemple. On l'a souvent déclarée pour beaucoup moins que ça ! Et là, on aurait quelques chances de la gagner (la Suisse, combien de divisions ?). Ou alors, envoyer des barbouzes pour récupérer notre artiste. Voyez les gens que l'affaire Clearstream a mis au chômage ; ils peuvent encore servir, se recycler... Et pour une cause juste et grandiose, pour changer.
On pourrait aussi — c'est si simple que nul n'y a pensé — échanger Roman Polanski contre Johnny Hallyday qui a bien dû commettre quelque connerie, voilà trente ans... Il suffirait de bien présenter la chose à l'opinion publique par le biais des médias qui assassinent Polanski, et le tour serait joué. Sans effusion de sang ! Seul inconvénient : pas sûr que les Suisses n'en profitent pas pour se débarrasser de Jojo... Il sont malins, les Suisses. Petits mais malins !
Trêve de plaisanterie, il faut vraiment libérer Polanski. Ses films nous ont procuré trop de plaisir, trop d'émotion, trop de bonheur pour que nous l'abandonnions ainsi sous le seul prétexte que les fascistes (et ceux qui les écoutent) sont rarement cinéphiles et sont incapables de percevoir la générosité, le talent et, disons-le franchement, le génie qui émane de cet homme. Alors, crions, hurlons, vociférons, trépignons, disons sans jamais nous lasser que l'incarcération de Polanski est une honte, un crachat à la figure de la démocratie, de l'art, de l'humanité. Le mettre en prison, c'est comme embastiller Sade, comme mettre Soljenitsyne au goulag, comme fusiller Garcia Lorca... Honte à ceux qui assassinent l'Art !
 
Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Art
commenter cet article
18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 17:34
Vous recommander la visite d'une exposition de peinture, à seulement quelques jours de sa fermeture, ce n'est pas idéal, nous l'admettons. Mais il faut bien dire qu'à Royan (ailleurs, on ne sait pas trop...), on propose parfois des manifestations artistiques passionnantes, mais on oublie un peu trop de le faire savoir. C'est seulement, ce matin, lors d'une visite à la Librairie du Rivage, qu'un de nos bons copains a trouvé le petit papier annonçant cette expo qui se tient au Palais des Congrès (au premier étage) depuis le 5 mai et qui fermera ses portes jeudi 21 mai. Il n'est donc pas trop tard !
Le grand espace offert aux oeuvres par cette salle dénudée, toute blanche, impersonnelle, les offre au regard de manière totalement neutre ce qui n'est pas loin d'être idéal dans le cas présent. Les sons parasites issus des autres activités du lieu sont un peu moins favorables... Qu'importe, ils sont juste un rappel de notre bruyante société, mais  n'affectent en rien notre perception. On fait très rapidement le vide, on se plonge dans le paysage et ses mille détails, on atteint l'état de contemplation sans même l'avoir cherché. Il est vrai que l'auteur, Claude Margat, parcourt depuis de nombreuses années, les chemins de la philosophie taoïste, explorant inlassablement la démarche des grands maîtres lettrés chinois. Son approche poétique du paysage en est nourrie. L'image des marais de Rochefort qu'il connaît intimement, charnellement, se confond avec celle des paysages de Chine que plusieurs séjours prolongés lui ont permis de mieux intégrer. Ici, le paysage passe outre la description pour devenir émotion, sentiment.
La démarche de Margat et sa manière d'appréhender le monde qui l'entoure ne sont certainement pas étrangères aux vibrations que nous rencontrons nous-mêmes à l'approche de ses oeuvres. Il ne peint pas sur place, ne prend pas de notes, se contente d'intégrer l'espace, d'y vivre, de s'y diluer avant de le restituer dans la solitude habitée de son atelier. C'est que notre homme est non seulement peintre mais aussi écrivain. Alors, après avoir contemplé les images, laissons lui les mots : "Le suprême bénéfice de l'action de peindre est que l'on est conduit à tout observer dans le détail. Le regard chaque jour se tourne vers la rive et s'émerveille de pouvoir l'explorer. L'action de peindre produit un dépôt à la surface duquel vibre la présence du vivant." Et plus loin : "Un paysage que l'on peint sans y avoir vécu n'est qu'une image sans âme."

Palais des Congrès de Royan (premier étage) jusqu'au 21 mai.
À lire : Poussières du Guangxi, L’horizon des cent pas et plus récemment Daoren, un rêve habitable, aux éditions de la Différence.

Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Art
commenter cet article