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  • : LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • : En mer comme dans l'air, l'amer est un point de repère. Ainsi, ce blog pourra indiquer une direction aux navigateurs perdus. Mais attention aux naufrageurs (qui ne sont pas tous des lumières) et qui agitent, sans… fard, leurs lanternes dans la nuit. Ici, aucun sujet n’est exclu a priori. On pourra parler politique, littérature, musique, sport, déconnade… mais aussi spécificités régionales — voire locales — ne surprenant personne dans ce coin de terre nommé Saintonge Maritime.
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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 18:54

unchained.jpgC'est sûr, il est déchaîné, le mec Django. Remarquez, y'a de quoi parce qu'il en a vraiment chié avant d'en arriver là. Et puis... quand on joue pour Tarantino, se déchaîner, c'est le minimum, le père Quentin ayant, on le sait, une prédilection pour la violence gratuite. Mais en fait, Django s'il se déchaîne, c'est pour notre plus grand plaisir. Imaginez... il a réussi à rassembler dans une grande et belle maison du sud raciste des États Unis d'Amérique, tout ce que l'on peut compter de salopards, de fascistes, de nazis, de tortionnaires, de délateurs, de collabos... Et là, avec leur aide bien involontaire, il repeint la bicoque aux couleurs de la révolution avant d'y foutre le feu. Et vous, sur votre siège, vous bichez sans la moindre fausse pudeur.

Reconnaissez-le maintenant, ce n'est pas un fauteuil au spectacle que vous avez payé, c'est un tueur à gages. Et franchement, pour le boulot qu'il abat (en même temps que ses victimes) il ne vous a pas pris cher, le Django. Après quelques heures de souffrances, voilà qu'il vous débarrasse en quelques minutes de tout ce que vous détestez en cette société : l'intolérance, la bêtise, les exploiteurs, les esclavagistes, les vicelards, les dégueulasses, tous ceux qui souillent ce monde par leurs actes et leurs théories puantes. Tout ce que vous avez toujours rêvé de faire mais ne ferez évidemment jamais, Tarantino et son Django le font pour vous. Alors pourquoi se priver puisqu'au fond il vous évite d'avoir recours à la violence, se salit les mains à votre place.

Qu'un film aussi politiquement incorrect ait reçu les plus importantes distinctions peut étonner. Sauf si l'on se dit que c'était sans doute, pour le système, le seul moyen de récupérer un peu de l'immense talent qu'il véhicule : virtuosité de la mise en scène, somptuosité du décor, adéquation parfaite de la musique, jeu irréprochable des acteurs (Christoph Waltz magnifique en chasseur de primes). Et bien sûr, tout cela baigne dans un humour aussi noir que déstabilisant avec par exemple une scène appelée à devenir culte : les pionniers du Ku Klux Klan qui inaugurent des cagoules toutes neuves mais dont les femmes (les salopes !) n'ont pas fait les trous aux bons endroits. Du coup, l'expédition punitive tourne court... Tout cela se visionne évidemment au second degré : on rit, on pleure, on frémit, on prend des coups, on en donne, on a mal, on jouit... C'est la vie, c'est du vrai bon cinoche comme on l'aime, ça, coco !

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 09:35

La petite dame devant nous a posé la question :

- Il y a des réductions pour le troisième âge ?

Poliment, le jeune homme enfermé dans sa caisse vitrée a répondu :

- Non madame, pas le lundi.

Le lundi, au cinoche du Relais de la Côte de Beauté (à Saint-Georges-de-Didonne), l'entrée est à 5 euros. Alors évidemment... les réducs... Pour les vieux, en plus ! Dans le coin, il vaudrait mieux mettre un supplément pour les pas-trop-vieux, ça gagnerait du temps. D'autant que la mamy qui venait voir Mammuth avec sa copine, elle était plutôt bien fringuée ; son parfum ne sortait pas de l'hypermarché... N'empêche, quand vous voyez ça, les larmes vous viennent aux yeux, vous mesurez toute l'ampleur de la crise, de la misère qui s'abat sur le pauvre monde. Vite, Fifi, un peu de rigueur, que diable ! Qu'èsse t'attends pour mettre ce pays d'feignants au régime grec, bordel ?

Faut dire qu'en dépit de la criiiiiise, on avait rarement vu une telle foule au cinoche de Saint-Georges, un lundi soir. Une foule âgée, manifestement peu cinéphile dans son ensemble, mais une foule quand même. Une foule qui, à l'époque, ne s'était pas déplacée pour voir le sulfureux Louise Michel. Là, on s'était retrouvés à 3 pelés, 1 tondu et 2 naufrageurs... Alors, on s'est demandé quelles étaient les raisons du succès de Mammuth en ce lundi où rien, décidément, ne se passait comme un lundi. On a vite trouvé : Géraaaaard ! C'est pourtant un acteur assez déplorable Depardieu ; pas trop sympathique, de surcroît... Il fallait néanmoins croire qu'il jouissait encore d'une certaine popularité. Et nous qui pensions que la dernière star du cinéma français était Brigitte Bardot. Il allait falloir réviser nos jugements !

Et puis on s'est assis dans la salle. Et au fil des papotages de nos voisins et zines (nettement plus nombreuses que les zins), on a commencé à comprendre l'ampleur de notre erreur. Quelle désillusion ! Le gros Gérard, ils s'en foutaient comme de l'ancre à rente, nos spectateurs d'un lundi soir. Non, ils étaient venus voir leur région, celles qu'ils voient tous les jours mais ne regardent jamais. De nombreuses séquences de Mammuth sont en effet tournées dans le coin. Depardieu prospecte sur la plage, gueule dans la cathédrale, ne danse pas au Rancho, fait un tour de manège, traverse champs et bois avec sa moto... Nous, on ne savait même pas que Kervern et Delépine avaient tourné ici. Ignorance qui, au demeurant, n'aurait rien changé. Remarquez, connaissant un peu le Pays royannais, on aurait pu s'en douter. Un coin de France où on emploie les gens sans les déclarer, sans leur donner de bulletins de salaire, en les payant au lance-pierres et en se foutant de leur gueule... ça pouvait être ailleurs, sans doute, mais c'était forcément ici, en terre sarkozyste. À la sortie, ils étaient un peu déçus, les retraités en vadrouille : les paysages vus d'une moto en mouvement sont difficiles à reconnaître !

Il pouvait pas y aller à pieds, comme tout l'monde, chercher ses putains d'papiers, ce con ?

Bon, et le film dans tout ça ? À notre très humble et très incompétent avis, il se situe bien au-dessus de la moyenne du cinéma français actuel, ce qui est à peine un compliment. Mammuth relève plus de la télé que du cinéma, c'est vrai, mais de la télé comme on aimerait pouvoir l'aimer ! Voilà pour la forme. Sur le fond, en revanche, c'est cruellement réaliste et drôle à la fois. On disait ça de Chaplin. Et là, c'est un vrai compliment ! Et puis, on se marre si peu de nos jours... Depardieu trouve ici son meilleur rôle depuis longtemps, et Yolande Moreau y est — comme toujours — éblouissante ! On l'a déjà dit mais on ne se lassera jamais de le répéter : Yolande, Présidente !

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:59

 

4341312291_d9e1948941.jpg"Je suis le maître de mon destin,

Le capitaine de mon âme."
Le poème est de William Ernest Henley, et il prête son titre à celui du dernier film de Clint Eastwood : INVICTUS (invaincu, invincible). Tout ou presque a été dit sur celui qui a été marqué au fer rouge de "Dirty Harry". Même avec le temps, l'étiquette "facho" ne semble pas vouloir se décoller. Et pourtant, au fil de monuments cinématographiques indiscutables, Clint Eastwood a tout fait pour affirmer sa conception humaniste du monde. Quelques titres suffisent à le rappeler : Sur la route de Madison (récemment diffusé sur FR3), Impitoyable, BirdMillion dollar baby et tant d'autres. Même certains épisodes des "exploits" de l'inspecteur Harry Callahan méritent le détour et une analyse plus nuancée des idées qui y sont véhiculées. Mais c'est incontestable, le personnage agace. Et pour ceux qui l'aiment, Clint pas Harry, c'est tant mieux. L'ambiguïté est toujours un ressort dramatique puissant.
Avec
Gran Torino, Eastwood remettait pas mal de pendules à l'heure, nous livrant ce que beaucoup ont considéré comme son testament. Il incarnait un personnage qui était, au début, sa propre caricature de vieux con mégalo telle qu'une partie de la presse bien-pensante la véhicule. Et, au fil d'un scénario tiré au cordeau, il évoluait vers l'image qu'au contraire Clint se fait de lui-même. Contraste saisissant mais surtout prétexte à la réalisation d'une oeuvre personnelle, rare et proche de la perfection.
La démarche dans
Invitus est sensiblement différente puisque cette fois, il ne joue pas, il produit et réalise seulement. Alors que le faux débat sur l'identité nationale en France tombe en quenouille, le film nous montre Nelson Mandela, superbement interprété par Morgan Freeman, aux prises avec la création d'une nation multicolore en Afrique du Sud, en 1995. Et il a l'arme absolue sous la main, la coupe du monde rugby ! Ce sport, véritable symbole de l'apartheid, le Président a l'ambition d'y faire adhérer tout un peuple, dans son extrême diversité. Jusque dans les townships, les ghettos noirs, où il envoie l'équipe jouer avec des gamins en haillons, ce qui donne au film quelque-unes de ses plus belles images. Car c'est de réconciliation qu'il s'agit et si l'idée est simple, sa mise en oeuvre est fort complexe. Il faut voir la conviction qui anime le visionnaire quand il s'exprime devant son propre parti dont les militants ne rêvent que de revanche bien légitime. Mais Mandela voit plus loin, plus haut.
Il sait que l'Homme a besoin de symboles, soif de grandeur, envie de dépassement. Encore faut-il, parfois, lui montrer la voie. Mandela va s'y employer car il sait aussi que son but ne sera pleinement atteint qu'avec la victoire. Alors, oui, il va manipuler tout un peuple à travers sa relation avec un capitaine subjugué par le charisme d'un homme qui prône la réconciliation nationale après avoir passé trente années de sa vie dans une cellule dont la largeur se mesure en écartant les bras. Superbe scène dans la prison ! Sublime dialogue des anciens ennemis prenant le thé... Tout devrait les séparer et pourtant, un même sentiment les habite.
Un des grands plaisirs du film est plus simplement d'assister à la montée de la passion sportive chez Mandela lui-même. Au départ, il ne connaît pas le rugby, il ne l'apprécie pas vraiment, il fait son job. "C'est un calcul politique", lui reproche sa secrétaire. "Non, c'est un calcul humain", répond-il calmement. On le voit même traiter ses dossiers au stade pour ne pas perdre un temps forcément précieux, ne jetant que par intervalles, un oeil sur le tableau d'affichage. Et puis, progressivement, il va se prendre au jeu, se passionner, devenir la victime consentante de sa propre manipulation. On pense à Mitterrand, notre grand manipulateur à nous, à son courage politique calculé quand il a annoncé, juste avant l'élection décisive, qu'il abolirait la peine de mort. Le risque assumé fait partie du jeu.
Dans la dernière partie du film, on n'est pas seulement spectateurs des matchs, on a l'impression d'y participer tant la caméra est proche des joueurs. Lors de la finale des
Sprinboks contre les All Blacks, le film devient encore plus spectaculaire. Les entrées en mêlées sont fracassantes, les envolées sont lyriques, le public à l'intérieur et à l'extérieur du stade est omniprésent. C'est d'une violence et d'une exaltation folles. Une gigantesque communion laïque ! N'attendez pas que le film passe à la télé, allez le voir au cinéma. C'est du grand cinéma !
Certains critiques ont regretté ce qu'ils considèrent comme une manière naïve, pour Clint Eastwood, de montrer l'Histoire. Mais tel n'a jamais été son propos. C'est à la nature humaine que, de toute évidence et depuis toujours, le réalisateur de "
Play Misty for me" s'intéresse. Quand, en plein apartheid, le grand pianiste Sud-africain Abdullah Ibrahim (Dollar Brand) avait présenté son opéra-jazz retraçant l'histoire de l'asservissement de son peuple, quelques éminents critiques parisiens, entre deux passages à la machine à la café, avaient trouvé sa démarche "naïve". Tant mieux si celle de Clint Eastwood l'est aussi. La naïveté est une valeur qui mériterait d'être revalorisée.
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 09:58
On n'a pas trop souvent, dans notre beau département de Charente-Maritime, l'occasion de se réjouir des initiatives culturelles. Raison de plus pour tenter de mettre en avant celles qui tentent de secouer l'inertie générale. C'est le cas de cette réunion de 13 cinémas, Ciné-Passion 17, se donnant pour objectif une politique cohérente de diffusion des films en milieu rural. Voilà qui permet des sorties plus rapides et une meilleure circulation des copies. Tout au long de l'année, Ciné-passion 17 organise des opérations ponctuelles, met en contact des créateurs avec le public... Par exemple, à partir d'aujourd'hui, l’opération « 1 concert, 1 film » proposera dans 9 cinémas du département, le deuxième volet du cycle Israël-Palestine consacré à la Palestine : Un concert de Moneim Adwan (auteur, compositeur, interprète et joueur de oud) suivi d’un film franco-palestinien, « Le sel de la mer » réalisé par Annemarie Jacir.
La première soirée a lieu ce lundi 4 mai, à 20H.30, au Relais de Saint-Georges-de-Didonne. Chacun des jours suivants, une autre salle accueillera ce spectacle. En voici la liste dans l’ordre de programmation : L’Eldorado de Saint-Pierre-d’Oléron, Le Florida de Saint-Savinien, Le Rex de Tonnay-Boutonne, L’Éden de Saint-Jean d’Angély, Le Cristal de Ronce-Les-Bains, L’Estran de Marennes, La Maline de La Couarde-sur-Mer, Le casino de Fouras (dernière séance le mardi 12 mai). Les noms de la plupart de ces salles font déjà rêver et c’est un bonheur de les écrire… alors, il ne reste plus qu’à passer du rêve à la réalité.

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 10:59
Pour sa dernière apparition à l'écran (c'est lui qui le dit), Clint Eastwood a trouvé un scénario à sa (dé)mesure. Un genre de mise au point définitive pour celui qui fut longtemps considéré comme un sale facho à cause de ses interprétations plus vraies que nature de "Dirty Harry". Depuis, la même presse "branchouillée" lui reprocherait plutôt de faire dans le bien-pensant alors qu'il ne moralise pas, il se contente de montrer. Et c'est ce que peut faire de mieux un cinéaste.
Il nous montre une Amérique moyenne ravagée, celle que laisse l'indigne Georges W. Bush. Il montre la coexistence — parfois pacifique mais pas toujours — des différentes communautés qui peuplent ce grand pays. Il montre la violence urbaine, la douleur d'être jeune dans un tel univers, et la cruauté de vieillir. Il montre le désarroi devant la mort et la solitude imposée, les blessures de la guerre, les frustrations de quarante années de travail à la chaîne... Il montre les petits instants de bonheur lorsque deux cultures se rencontrent et se comprennent, l'ingratitude des enfants, le fric roi... Il montre la vie, il montre la mort... On pleure, on rit, on s'extasie, on suffoque, on a peur, on respire... Merde, on lui demande quoi en plus au père Eastwood ? Qu'il nous donne un mode d'emploi ? Ou qu'il vienne nous border le soir dans nos lits de petits bourgeois rassasiés ?
Parce que le plus admirable dans sa démarche est certainement qu'il arrive à nous toucher aussi profondément sans que la lourde machine hollywoodienne soit apparente. Il le fait même sur un ton parfois plein d'humour. On pourrait presque penser à un film à petit budget... Un grand couturier disait que la véritable élégance ne doit pas se voir ; c'est un peu ce qui se passe ici, comme dans une autre merveille, "Sur la route de Madison". Et pourtant, quelle efficacité (on n'aime pas ce mot, en France) dans ce dépouillement ! 
Aucun film de Clint Eastwood ne ressemble aux précédents, et celui-ci ne fait pas exception à cette règle. Mais, c'est incontestable, le réalisateur a un style très personnel avec lequel l'acteur est en totale communion. Nous sommes ici en présence d'un des plus grands créateurs de notre temps, et il est au sommet de son art. Ne boudons pas notre plaisir.

 
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 09:09
Les caméras de Danny Booyle ne vous lâchent pas. Vous êtes dans le bidonville de Dumbai (immense, incroyable), les hélicos vous survolent, le flics vous poursuivent, la misère vous cerne, les bruits, la fureur, la musique qui explose. Et cette caméra qui est là, à hauteur d'enfant, qui ne vous laissera pas un instant de répit, qui sera encore là quand on voudra vous arracher les yeux pour vous envoyer mendier dans les rues, qui se prendra des coups elle aussi quand votre mère sera assassinée par des fanatiques religieux, qui entrera dans les pires bordels, dans les palaces des gangsters, dans le repère des policiers qui utilisent la gégène... On sort de "Slumdog Millionnaire" en sueur, en transe, en apesanteur, anéanti. On a le sentiment de ne pas avoir respiré un seul instant, jusqu'à ce que la lumière se rallume après un fabuleux générique dont la chorégraphie sur un quai de gare renvoie celle de "West side story" à la préhistoire du cinéma musical. Inutile de vous raconter le scénario, on vous l'a dit partout que ce jeune indien devenait millionnaire en jouant à un jeu à la con. Mais on ne vous a pas assez dit que cette victoire, il la doit à sa culture, la culture de la rue. Vous devez aussi savoir qu'au milieu de toute cette noirceur, les couleurs vives, dignes de Bollywood, n'en sont que plus sublimes, que la musique extrêmement variée vous prendra aux tripes, qu'il vous arrivera de rire en visitant le Taj Mahal avec les touristes imbéciles (pléonasme ?), et que vous aussi, vous tomberez amoureux de Latika. C'est écrit (comme le B de la bonne ou mauvaise réponse dans les toilettes de la télé).
Dans ces conditions, le fait que "Slumdog Millionnaire" ait remporté une moisson d'oscars est purement anecdotique. Si vous habitez le Pays royannais, vous pouvez encore voir ce très grand film à St Georges, ce soir à 17H. Là ou ailleurs, allez-y. C'est urgent ! Mais n'espérez pas en sortir indemne.
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 20:44

Vous regardiez France-Galles (et ne l'avez pas regretté) parce que les Césars, franchement, ça vous gonfle presque autant que le cinéma français… Apprenez donc, ignorants, que vous ne pourrez même plus dire de mal d'une cérémonie aussi ridicule que ringarde, car elle a offert, en une soirée, deux authentiques petits bonheurs.

1 : Le minable "Bienvenue chez les ch'tis" n'a rien eu et c'est bien fait pour le vulgaire ramasseur de fric qui a réalisé cette pochade même pas drôle. Il paraît qu'il boude Dany, dans son smoking et son futal de survêt’ orange !

2 : Yolande Moreau, LA Yolande, a reçu le prix d’interprétation féminine. C’est comme on vous le dit et en plus ce n’est pas la première fois qu’elle est récompensée ; elle l’avait déjà été (meilleur film et meilleure actrice) pour son merveilleux « Quand la mer monte » (2005) qu’elle avait conçu, mis en scène (avec Gilles Porte), joué, porté à bout de bras. Elle en méritait 25 Césars-Oscars et tout ce que vous voudrez pour « Louise Michel ». Elle triomphe avec « Séraphine », le destin tragique d’une femme un peu illuminée qui passe du statut de domestique à celui d’artiste autodidacte, c’est bien. Elle est grande Yolande. Ah ! que revienne le grand Georges pour nous chanter Yolande : « Quand je pense à Yolande… » 
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