Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • : En mer comme dans l'air, l'amer est un point de repère. Ainsi, ce blog pourra indiquer une direction aux navigateurs perdus. Mais attention aux naufrageurs (qui ne sont pas tous des lumières) et qui agitent, sans… fard, leurs lanternes dans la nuit. Ici, aucun sujet n’est exclu a priori. On pourra parler politique, littérature, musique, sport, déconnade… mais aussi spécificités régionales — voire locales — ne surprenant personne dans ce coin de terre nommé Saintonge Maritime.
  • Contact

Annuaires

http://www.wikio.fr   
   

Recherche

Archives

Catégories

18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 11:24
1541766951_353075f432.jpgAbstentionnistes de droite — les plus nombreux, nous dit-on — passez votre chemin. Puisque la Démocratie n'est pas un régime qui vous convient, ce qui suit ne vous concerne pas. Abstentionnistes de gauche, de partout et de nulle part, causons un peu. Vous n'avez donc pas voulu participer à la formidable déculottée infligée à nos sinistres gouvernants et à leurs amis affairistes, dimanche dernier, à l'occasion du premier tour des élections régionales. Nous l'avons donc fait sans vous. Un peu moins bien sans doute que nous aurions pu le faire ensemble... Mais qu'importe, nous ne pouvons pas vous en vouloir, vous aviez vos raisons.
En revanche, nous pensons que vous venez de renoncer à un grand plaisir. Collectif et gratuit ! Vous avez vu à la télé, lors de la soirée électorale, Frédéric Lefèvre, l'homme à qui vous n'achèteriez pas une voiture d'occasion ? Et Xavier Bertrand — aussi onctueux qu'un pape canonisant Pom Pom Pie XII — vous l'avez vu ? Non ? Même pas Rachida ? Vous avez continué à faire la gueule dans votre coin alors que la rigolade envahissait les écrans ? Vous n'avez donc pas ressenti le plaisir profond, la joie communicative et quelque peu paillarde de ceux qui ont infligé cette correction mémorable et tant méritée à cette droite qui met le pays à sac et qui, pour tenter de limiter la casse, ne trouve rien de mieux que de renouer avec ses réflexes sécuritaires d'un autre temps. Quitte à déclarer mort un flic bien vivant ! Comme si la sécurité entrait dans les attributions d'un Conseil régional... Des cours d'instruction civique, il leur faut, à tous ces lamentables populistes.
Mais revenons à vous, abstentionnistes de gauche aux tendances masochistes, vous qui, volontairement, n'avez pas pris votre pied toute cette semaine. Enfin... pas pleinement, admettez-le. Voici, bien chers frères (et et bien en chair soeurs), le message d'espérance et de rédemption que vous adressent les naufrageurs, du fond de leur Saintonge républicaine et royaliste : cessez de vous morfondre puisque vous pouvez encore vous rattraper dimanche. Venez en toute confiance, votre martinet ou votre bouquet d'orties à la main. Notre accueil, sachez-le, sera chaleureux ; être de gauche, cela implique générosité, fraternité et tout et tout... On peut bien vous laisser quelques culs à fesser, il y en a tant à faire rougir qu'on ne sera jamais trop nombreux. Vous pensez bien que la fessée qui doit suivre la déculottée, on ne va tout de même pas la pratiquer sans vous, en catimini. Non, tout le monde a droit au plaisir ; jouissons sans entraves et fessons en choeur et encore. Que lundi matin, ils aient du mal à... asseoir leur crédibilité ! 
Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Politique
commenter cet article
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 19:50
Mignon Peillon, il est grognon,
Vilaine Ségolène lui fait peine.
Il faut bien dire que les lamentations du délicieux bambin dénonçant (hou, le rapporteur) sa petite copine dans les colonnes du Journal de Mickey vaut son pesant de Carambars. La méchante lui a cassé son joujou, à Mignon Peillon, celui qu'elle lui avait offert, dit-il entre deux sanglots longs des violons. C'est trop injuste des choses pareilles, ce n'est qu'une fille, après tout… qu'est-ce qu'elle vient encore foutre dans la cour des garçons pour leur curoller (c'est pas dans l'dico, mais à l'école communale de St-Georges-de-Didonne, on disait ça) toutes leurs billes ?
Maintenant, transposons l'aventure à l'âge adulte. C'est un peu dur, mais essayez d'imaginer. Vous avez invité trois ou quatre copains, que vous n'avez pas vus depuis longtemps, pour boire un coup, manger un morceau, refaire le monde et vous raconter les dernières blagues sur Sarkozy loin des regards indiscrets et des oreilles ennemies qui nous écoutent. L'ambiance est chaleureuse, décontractée ; c'est jour de fête. Vous êtes tranquilles, entre enseignants, professionnels, politiciens, syndicalistes, vous ronronnez... quand une emmerdeuse, une empêcheuse de pontifier en rond, même pas invitée, pointe son joli museau, s'assoit sans façon au bout de la table. Et soudain, les potes ne voient plus qu'elle, ils vous ont déjà oublié, elle capte toute la lumière. Vous n'y comprenez rien. Mais franchement, qui se serait souvenu de votre petite sauterie, sans elle ?
Qui aurait eu connaissance de la réunion sur l'éducation organisée par Peillon si Royal ne s'y était pas invitée ? Vous le saviez, vous, qu'une telle rencontre avait lieu ? Les médias en auraient-ils donné le compte-rendu ? Et même s'ils l'avaient fait, qui aurait écouté ? Vous ? Nous ? Certainement pas. Alors, il est un peu faux-cul le Vincent. Sans parler de François, Paul et les autres qui ne nous rajeunissent pas. Rien que des mecs au demeurant.
Et voilà le fond du problème. Cette femme dérange la gauche autant que Rama Yade la droite ! Il faut voir comme les médias se déchaînent, prêts à la curée. Il faut lire, aussi, les commentaires des lecteurs sur Internet. Le niveau zéro de la pensée ! Pour un peu, ils préféreraient les DSK, Kouchner et autres Besson ralliés au monarque. Et mignon Peillon qui voudrait aller à la soupe lui aussi...
Quand les éléphanteaux socialistes en auront fini avec leurs enfantillages, ils accorderont peut-être quelques secondes d'attention au bon peuple qui aimerait une argumentation politique débarrassée de cette misogynie viscérale et franchouillarde qui sévit jusque dans les partis de gauche. Un bon peuple qui n'apprécierait sans doute que très modérément un second mandat sarkozyste.
Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Politique
commenter cet article
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 09:35
Ils étaient, l'un après l'autre, les invités de France Inter, ce matin : Giscard l'homme de la chaise vide (au re-voir !) et Jean-Luc Mélenchon maître es-populisme, l'incontestable successeur du regretté Georges Marchais. Deux talentueux comiques commentant le vote positif des Irlandais sur le Traité de Lisbonne. Et, sur un point au moins, Gigi s'est montré plus convaincant que Jojo.
Le partisan du
Oui au traité européen (et du Oui à la princesse) a en effet estimé parfaitement légitime de refaire voter sur un même texte. Ou presque... puisque les Irlandais ont obtenu des garanties — et ça l'ex ne l'a pas dit — sur le maintien de l'interdiction d'avorter dans leur zone culturellement sous-développée. Un bidouillage que l'on a peu mis en avant dans la presse. Et qui a sans doute pesé lourd.
Quant à Jojo le deuxième, il a dit à quel point était scandaleux le fait d'inviter un peuple à s'exprimer de nouveau sur un même sujet. On le savait conservateur... mais à ce point ! Selon lui, il faudrait donc rester indéfiniment sous la Constitution de la cinquième République puisqu'elle a été acceptée par Référendum. À ce compte, nous serions encore sous l'ancien régime ! C'est nier toute évolution possible.
Mais là n'est pas le problème pour monsieur-je-sais-tout ; ce qui est important, c'est de (dé)montrer à quel point il avait raison, en son temps, d'appeler au
Non franchouillard. Avec Fafa et quelques autres dangereux gauchistes, en renfort, le couteau entre les dents. D'ailleurs, il a soigneusement oublié de parler du bidouillage évoqué plus haut. Ce serait une preuve que le Non à l'Europe est aussi (et surtout) de droite. Et ça, franchement, ça ne va pas dans le sens de la désunion de la gauche.
Alors, pour une fois, bravo à Giscard pour sa rare clairvoyance matutinale ! Pas pour ses exploits revendiqués avec une quelconque princesse (nous n'avons pas dit "une pri
ncesse quelconque) ; nous avons tous notre princesse et nous l'aimons chaque jour un peu plus.
Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Politique
commenter cet article
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 14:41
Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Politique
commenter cet article
22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 09:43
Oui, il faudra faire les comptes après cet historique Congrès réuni, pour la plus grande gloire du Monarque, à Versailles en ce lundi 22 juin de l'année de grâce 2009 du rêgne de Sarko 1er. Combien de parlementaires auront applaudi, combien seront venus sans intervenir dans le débat, combien seront restés à la maison ? On commencera donc par des contes (à dormir debout) et on finira par des comptes. À ce petit jeu, c'est forcément, comme d'habitude, le parti du Président qui va gagner. D'autant que les opposants ont déjà commencé à s'invectiver entre eux.
Si on veut se comporter en anti-Sarkosystes pas trop primaires (c'est difficile mais on peut essayer), on se pose aussitôt une question toute simple : "qu'y-a-t-il de scandaleux pour le principal élu du peuple à venir lui expliquer (au peuple), à travers ses représentants, quelle politique il compte mener dans les mois à venir ?" Évidemment, le fait qu'il se retire dans ses appartements royaux et dans sa dignité qui ne saurait être outragée par d'éventuels contradicteurs, juste après son discours, ne peut guère inciter les parlementaires d'opposition à participer à un débat dans lequel, seuls les godillots du Prince pourront défendre les positions officielles. Avec le zèle aveugle qui les caractérise depuis toujours...
Ce matin, à la radio, c'était le populiste Mélenchon qui traitait ses anciens amis socialistes de "pleutres". Il est vrai que le successeur indiscutable de Georges Marchais (pour l'amusement et l'endormissement des foules) a plus de vocabulaire que son modèle ! Mais ne devrait-il pas l'employer avec un peu plus de discernement ? D'autant que le courage de l'abstention reste à prouver. Son efficacité aussi...
Les socialistes avaient un bien meilleur avocat pour défendre leur position vraiment très socialiste, ce matin sur France Inter. Robert Badinter, rien de moins. Il l'a fait avec classe et brio, mais... pouvait-il convaincre ? Voilà un parti qui est si divisé qu'il ne peut plus s'entendre que sur des compromis. Et les leçons du scrutin européen ne semblent pas avoir été bien apprises... Il faudra réviser.
Heureusement, le bon peuple s'en fout un peu de tout ça. Il voit des élus gesticuler pendant que le pays s'enfonce chaque jour dans la crise économique, dans le chômage, dans le tout-sécuritaire, dans l'intolérance... Il aimerait, le bon peuple, que ses représentants naturels (la gauche) s'entendent, offrent un front uni face à la montée des inégalités et des atteintes à la Démocratie, qu'ils aillent ensemble à ce Congrès, qu'ils écoutent respectueusement le Président, et qu'ils interviennent dans le débat pour dire tout ce qui ne va pas, pour faire des propositions claires et novatrices, offrant une alternative crédible. Voilà qui serait un tremplin pour une gauche enfin unie, prête à se battre et à vaincre.
Au lieu de cela, on continue d'assister à une triste bataille de lamentables chiffonniers. Dommage.

Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Politique
commenter cet article
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 11:26
Notre dernier article s'intitulait "Pétage de plombs", mais finalement "Suicide en direct" aurait sans doute mieux convenu. C'est en effet à ce spectacle qu'ont pu assister quelques téléspectateurs encore motivés par les pugilats politiques. Ce soir-là, le candidat François Bayrou a en effet délibérément flingué son équipe et probablement ruiné toute chance d'être un jour ce qu'il rêve de devenir. Les résultats de ces élections européennes qu'il voulait transformer en Présidentielles, en attestent. Et la bassesse de ses attaques contre l'homme le plus populaire de cette compétition n'explique évidemment pas à elle seule, une telle déroute même si elle l'a certainement amplifiée. Mais arrêtons de tirer sur le corbillard centriste et concentrons notre feu sur l'ambulance de gauche.
Sans doute, Martine Aubry ne méritait pas une telle gifle ! Mais bon... puisqu'elle l'a reçue, cette gifle plus destinée aux silencieux mais trop visibles éléphants de son parti qu'à elle-même, pourquoi n'en tirerait-elle pas les conséquences ? Elle serait maintenant parfaitement justifiée et soutenue par l'opinion publique de gauche (et du centre-gauche) si elle prenait la mesure prioritaire qui s'impose : virer du parti tous ceux qui depuis des années, des mois et même récemment, polluent ses débats internes, le trahissent, ceux qui ont gâché la superbe campagne présidentielle de Ségolène Royal, ceux qui préfèrent la défaite au succès de leurs camarades, ceux qui lèchent la main du Maître qui leur sert la soupe tiède. Oui, si le parti socialiste veut rebondir, il doit dire publiquement que messieurs Éric Besson, Bernard Kouchner, Michel Rocard, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn et quelques autres du même acabit, ne sont pas (ne sont plus, ne seront jamais) des socialistes. Évidemment, l'exclusion qui s'impose serait qualifiée par la droite de procédé stalinien. Pourtant, un tel acte de survie n'aurait rien de totalitaire, la patience a été longue, et le peuple de gauche s'est clairement exprimé. Mais admettons... Il faut alors créer un autre parti sans eux. Avec d'autres. Les leçons de l'Histoire imposent cette solution : pas de refondation, pas de réformes de structure, pas de rafistolage... Juste un nouveau parti social et écolo, enfin ouvert aux classes populaires (carte à 10€) qui ne se reconnaissent pas dans les débats florentins de cette gauche déconnectée de la vie.
Une place existe pour une telle formation. La droite triomphante n'est pas si forte que ça, avec ses 28% de 40% des électeurs. Et Daniel Cohn-Bendit, tout en savourant (et il a bien raison) son incontestable succès, n'ignore pas qu'il devra lui aussi passer par une union plus large pour faire aboutir ses propositions. Pourquoi ne pas bâtir entre progressistes d'horizons divers la grande fédération de la gauche moderne qui balaiera les rancoeurs du passé et permettra une alternance crédible à l'affairisme et au populisme. Alors, l'élection de dimanche n'aura pas été inutile.
 


Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Politique
commenter cet article
5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 10:04
Bayrou aurait "pété les plombs" pour reprendre la formule de Daniel Cohn-Bendit après une émission de télé dont tout le monde parle mais que, bien évidemment, personne — en dehors des militants des partis représentés — n'a eu le courage (ou la folie) de regarder. Déjà bien joli (comme dirait Eva) si le citoyen se déplace dimanche pour aller voter. Si en plus il fallait qu'il se tape des émissions chiantes. Et inutiles ! Mais bon, pour une fois, il s'y serait passé quelque chose, à la télé. Bayrou aurait "pété les plombs". Ce qui laisserait entendre que ce serait une nouveauté, qu'il s'agirait d'un homme équilibré, pas mégalo pour deux ronds, qui tout à coup se serait laissé aller à un coup de sang. Voilà qui est fort aimable pour un personnage qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans dans le culte de SA personnalité. "Minable" aurait aussi commenté Cohn-Bendit. Et que pouvait-il dire d'autre ?
Ainsi, dans la même soirée, un ancien-futur président de Sa République aussi autoproclamé que fragilisé par les derniers sondages, accuse un concurrent d'être pédophile (ou peu s'en faut...) et d'avoir déjeuné — en qualité de président du groupe écolo  — avec le Président actuel de notre République. Déconnons un peu et regroupons les deux "informations bayrouesques" : on obtient un titre que ne renierait pas "Minute" : "Un pédophile reçu à l'Élysée". Là, on se trouve devant une injure caractérisée envers le chef de l'État pour qui nous n'avons pas une sympathie débordante, mais qui n'a jamais justifié de telles acusations. Évidemment, la ficelle est trop grosse pour être invisible, et celui qui ne sera jamais président d'autre chose que du Modem apparaît alors dans toute sa "minablitude" !
Redevenons un peu sérieux et demandons-nous pourquoi le leader d'une respectable formation du centre-droit emploie soudain les méthodes de l'extrême-droite. C'est vrai, jusque là, seule Marine Le Pen avait utilisé ces 2 ou 3 phrases maladroites et provocatrices du leader des Verts, extraites d'un bouquin publié en 1975 et qui, à l'époque, n'avait choqué personne. Même si son intelligence n'est pas aveuglante, Bayrou a compris que le succès de Sarkozy est dû à ses coups de menton sécuritaires. C'est ainsi que Chouchou a pris à Papy Le Pen une bonne partie de son électorat. Alors, pourquoi ne pas suivre cet auguste exemple quand on n'est qu'un modeste élu municipal béarnais bourré d'ambition ? Le problème, c'est qu'il n'y a plus rien à piquer à Le Pen. De Villiers et Sarko ont tout récuré ; les grognards qui lui restent, au vieux Jean-Marie,
son dernier carré de fidèles, les véritables électeurs du FN ne s'en iront jamais ailleurs.
On notera enfin que le candidat qui se fait traîner dans la boue pour quelques mots malheureux écrits voilà plus de 3 décennies, est à peu près le seul à avoir fait une véritable campagne sur l'Europe, une campagne d'explication, de dialogue, nourrie d'un véritable projet. Une campagne digne. Et si les listes des Verts en sont récompensées demain, ce ne sera que justice !
Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Politique
commenter cet article
3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 09:23
Attention, ceci est un scoop : à la radio et à la télé, il y a une campagne officielle pour les élections européennes. Elle passe à des heures où vous avez mieux à faire ? Certes... mais avouez que vous ne faites pas trop d'effort non plus. Hé bien, sachez que vous avez tort. En attendant un résumé de Roland Garros, tard dans la soirée, vous pouvez tomber sur un clip de la campagne officielle. Si cela vous arrive, ne zappez pas ! Évidemment, vous risquez de vous taper le vicomte et son chasseur ou le vieillard sur fond bleu, "pour ne pas perturber le message", comme si le FN avait un message. Vous risquez aussi de passer quelques minutes d'une banalité rare, avec des partis de droite, de gauche, du centre ou d'ailleurs. Ne zappez toujours pas car avec un peu de chance...
Avec un peu de chance, votre patiente et morose attente sera récompensée. Hissant leurs étendards et montés sur leur grands chevaux caparaçonnés, voici les hérauts du royalisme. Non
, pas les partisans de Ségolène Royal, mais bel et bien des gens qui souhaitent le retour de la monarchie. Ils veulent un roi. Ou plutôt... il veut un roi puisqu'à l'écran n'apparaît qu'un personnage. Est-il le futur roi ou agit-il en sous-main pour les cendres de Louis XIV ? Allez savoir avec des gens qui ne se sont pas encore aperçus qu'en matière de roi nous étions déjà pourvus. Et bien pourvus ! Comme disait Georges : "Il y a peu de chances qu'on..." Pourtant, le royaliste de service, il argumente, il ne se contente pas de slogans. Il paraît sérieux comme un pape, comme un roi pas fainéant ; il débite sa tirade grandiose et là, si vous ne sautez pas du fauteuil pour crier "vive le roi, à bas la raie publique !" avant de vous écrouler de rire sur la table du salon, inutile d'aller voir Looking for Eric. Il ne peut rien pour vous Cantona qui pourtant n'est pas un homme, comme chacun devrait le savoir maintenant.
Mais admettons que vous ayez résisté à l'humour froid du monarchiste à la cravate trop longue. Admettons. Vous ne résisterez pas aux libéraux. Déjà, se prétendre libéral dans un pays qui souffre tant des excès du libéralisme, c'est gonflé ! Au début, une femme se prenant manifestement pour une démonstratrice en robots ménagers pour grande surface en perte de parts de marché, vous lit son baratin d'une voix monocorde avant de vous présenter ses champions. Les tronches des candidats ! Et leurs titres ronflants ! Il y en a un qui semble tout droit sorti de la fromagerie Morel. Les Deschiens, c'était très drôle. Là, c'est pathétique !
On a oublié l'UMP ? Que nenni, les amis ! Là, c'est Barnier qui parle puis, grâce à la technique du "lip dub" (voix d'un orateur mimée par plusieurs personnes), on voit des gens très divers s'exprimer avec la voix de... Michel Barnier. D'accord on a échappé à Rachida, quelques questions s'imposent néanmoins : le parti du Président cherche-t-il à nous montrer qu'il est passé maître dans l'art du trucage ? À moins qu'il s'agisse simplement de nous donner un avant-goût de la "démocratie" peu participative qu'il entend instaurer : la voix de son maître.
L'union de tous les pays d'Europe ne mérite-t-elle pas mieux que ces pantalonnades ?

Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Politique
commenter cet article
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 09:29
Vous avez certainement vu la vidéo, mais si ce n'est pas le cas faites un petit tour sur Daylymotion, ça vaut le déplacement. Déjà, le contexte : une réunion des Jeunes UMP ! Parce qu'il y a des jeunes à l'UMP ? En voilà un scoop ! Et si c'était ça le fameux message essentiel tant recherché par les étudiants à l'école de journalisme ? Une réunion de jeunes (cravatés les jeunes, quand même, faut pas déconner) animée par le très sérieux et très professionnel Michel Barnier obligé de trouver une excuse vaseuse au retard (1H.1/2) de Rachida Dati.
Elle arrive, pimpante dans la beauté fraîche que lui confère sa récente maternité, souriante, sympa... Elle se croit à une vraie réunion de jeunes et se met au diapason décontracté. Mais elle se trompe. Si son auditoire n'est pas très âgé quant à l'état civil, il est fondamentalement vieux dans sa tête et dans son coeur. Sec ! Et les questions fusent. Sérieuses ! C'est sérieux, la construction européenne. Alors, on ne sait pas ce qui lui prend à Rachida, elle s'emmêle les pinceaux, rigole, récite (mal) les fiches préparées par ses collaborateurs. En clair, elle se moque de son pitoyable auditoire et des questions qu'il lui pose. Là, elle n'a pas tout à fait tort. Que faire d'autre que de railler de faux-vrais-jeunes (ou le contraire...), des fils-à-papa qui se prennent pour l'élite de la société et ne sont que de petits arrivistes avant même d'être arrivés. Ne sont-ils pas ridicules d'être à la fois jeunes et UMP ? Comment être jeune et UMP ? Alors, oui, elle se fout de leur gueule ; elle les prend pour des cons et nous, on a envie de rigoler avec elle, d'applaudir son humour décapant. La politique ce n'est pas forcément triste !
Ce qui est gênant néanmoins dans cette prestation du plus haut comique, c'est de penser que, compte tenu du mode de scrutin, Rachida Dati sera forcément élue et qu'il lui appartiendra de nous représenter au Parlement européen. Bon, elle mettra de l'ambiance ! Mais on aurait peut-être préféré un peu de compétence... D'autres s'en occuperont. Le plus grave en fait — en dehors du vieillissement prématuré de certains "djeunes" — c'est que Rachida Dati est avant tout ministre de la Justice laquelle n'en finit pas de se dégrader dans notre beau pays. Sans parler de l'état de nos prisons ! C'est un autre sujet que nous aurons très certainement l'occasion d'évoquer prochainement pour nous montrer moins conciliants qu'aujourd'hui avec l'une des responsables d'un des plus grands scandales de notre temps.
Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Politique
commenter cet article
22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 12:03
Chaque jour une actualité chasse l'autre, et la commenter à un rythme aussi effréné devient épuisant aussi bien pour ceux qui émettent l'information que pour ceux qui la reçoivent. On ne doit sans doute pas chercher ailleurs le succès des hebdomadaires qui bénéficient d'un peu plus de recul, peuvent vérifier, réfléchir, peser le pour et le contre, s'entourer d'avis et de précautions.
Prenez les excuses de Ségolène. Pas celles aux Africains, nous en avons déjà parlé ici, mais celles à Zapatero. C'est juste un exemple. Que constate-t-on ? Ces excuses ont en partie gommé les propos de Sarkozy se permettant de porter publiquement des jugements primaires et dépourvus d'argumentation sur ses homologues. Désormais, c'est elle la coupable et comme aucune nouvelle information sur le sujet n'arrive, elle demeure la coupable sur laquelle les sous-fifres de l'UMP peuvent s'exciter. C'est ce qu'elle recherchait ? Devenir l'opposante privilégiée et quasi unique, celle qui réussit à couvrir le discours du très populaire Besancenot lui-même ? Combler les déficiences par trop évidentes de la direction de son parti ? Sans doute... mais quel dommage d'occulter l'essentiel. Sans cette intervention qui n'avait nul besoin d'être rendue publique, on aurait parlé de l'extrême prétention, de l'outrecuidance et du ridicule de notre Président devenu la cible du monde entier quand il n'en est pas la risée.
On aurait même pu se pencher avec intérêt sur les invités à ce repas, sur les motifs de leur présence, apprendre que Sarkozy et le plus "à gauche" des socialistes se tutoient... Il est vrai que monsieur Emmanuelli, toujours prompt à donner des leçons de déontologie à son parti, a forcément le profil qu'apprécie notre Président ! C'est d'ailleurs lui, Emmanuelli, qui — selon Libération — a posé la question sur Zapatero. Et c'est lui qui curieusement n'a pas entendu la réponse. Bon... après vous faites les déductions que vous voulez...
Il y aurait vraiment beaucoup de questions à poser quant aux motivations des uns et des autres, mais une fois de plus, c'est le spectacle qui prend le dessus. On jette la bière et on garde la mousse. The show must go on !
Repost 0
Published by Les naufrageurs - dans Politique
commenter cet article