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  • : LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • LES NAUFRAGEURS DE SAINTONGE
  • : En mer comme dans l'air, l'amer est un point de repère. Ainsi, ce blog pourra indiquer une direction aux navigateurs perdus. Mais attention aux naufrageurs (qui ne sont pas tous des lumières) et qui agitent, sans… fard, leurs lanternes dans la nuit. Ici, aucun sujet n’est exclu a priori. On pourra parler politique, littérature, musique, sport, déconnade… mais aussi spécificités régionales — voire locales — ne surprenant personne dans ce coin de terre nommé Saintonge Maritime.
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 09:36
Vous avez loupé Stéphane Guillon, ce matin ? Les naufrageurs sont généreux et magnanimes (rien que ça) ; ils vous offrent une séance de rattrapage. C'est un peu inexplicable... le printemps, sans doute... depuis dimanche soir, on a envie de rigoler de tout, de rien... Mais pas avec n'importe qui !
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 13:49

calotte1Le titre de notre dernier article, "La calotte à l'envers", vous avait benoîtement laissé espérer des propos venimeux contre la superstition et les malheurs qu'elle engendre. L'anticléricalisme n'est-il pas un des fondements de l'identité nationale si chère à Saint Éric, patron des mangeurs de soupe à l'immigré, des traîtres et des expulseurs franchouillards ? Aujourd'hui, c'est avec mesure et respect des convictions de chacun que l'on évoque les travers des différentes églises ou sectes, leurs convictions souvent peu humanistes et leur douteux passé. Mais, sans remonter très loin dans le temps, il n'en allait pas de même sous les troisième et quatrième Républiques comme l'attestent les journaux "l'assiette au beurre" et "la calotte" (notre illustration) qui n'avaient pas peur de "se lâcher". L'humour anticlérical est d'ailleurs devenu une denrée si rare de nos jours, que l'on peut trouver, sur un site de vente aux enchères, une collection de "la calotte" à 1500 euros. La laïcité devient un sacré luxe !

En naufrageurs modernes, évitons donc tout sarcasme et allons-y avec le tact qui nous caractérise et sied à de tels propos. Une édition récente de Courrier international nous autorise cette démarche prudente tout en laissant au lecteur le soin de tirer ses conclusions. Le magazine cite trois faits qui interpellent notre rationalisme exacerbé :

     .  En Sibérie, l'eau bénie le jour de l'Épiphanie orthodoxe est censée acquérir des propriétés miraculeuses. En ce 19 janvier, 114 personnes ont dû être hospitalisées pour avoir bu de l'eau sanctifiée et... empoisonnée par les rejets d'une zone industrielle proche de l'église. On apprend aussi que la tradition veut que le jour de la Théophanie, les fidèles se baignent quasi nus dans des trous creusés dans la glace : 30.000 d'entre eux se sont ainsi jetés à l'eau, à Moscou. Vite, Roselyne, des vaccins !

     . En Suède, l'église (elle doit être protestante, celle-là) vient d'ouvrir dans un village au nom imprononçable, une station-service. Et le magazine de commenter : "le sans-plomb a un goût d'eau bénite." Du moment qu'il ne pollue pas les nappes phréatiques sibériennes... on peut considérer qu'il s'agit d'une intéressante interrogation sur la véritable nature de l'essence divine.

     . Chez les Grands Bretons, l'église (qui là-bas est anglicane) cherche elle aussi à se moderniser. Autrefois, on y bénissait les charrues des paysans, maintenant on bénit les téléphones et les ordis portables. C'est le prêtre David Parrot qui a eu cette idée géniale, le 11 janvier à Londres. "Que nos langues soient douces, nos e-mails simples et nos sites web accessibles", a-t-il lancé à ses fidèles. Il faut dire que cette initiative n'a surpris personne, venant d'un prêtre qui, dans sa précédente paroisse, s'était "déguisé en sapin pour promouvoir le message de Noël". Voilà un homme que Nicolas Sarkozy devrait recruter pour son service de communication.

Ainsi, biens chères soeurs et bien chers frères, va la vie spirituelle. Amen.

PS : "expulseur" n'est pas dans le dico, mais "expulsé" y est... C'est injuste. 

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 11:51
04.JPGDéjà en 2009 on avait souffert mais là, c'est sûr, on va en chier. Et pas seulement à cause de la gastro. On n'y était même pas encore, en 2010, que papa Guaino — par l'intermédiaire de sa marionnette articulée — nous parlait de Fraternité dans les zétranges lucarnes. Fra-ter-ni-té ! Récupérer Jaurès, Blum, Môquet, Camus... ne leur suffit plus. Maintenant c'est Ségolène qu'il leur faut. Vous verrez qu'un jour, ils nous piqueront Bedos. On les comprend... rafler des penseurs intègres comme Besson, Kouchner ou DSK, c'est un truc dont on peut se vanter entre la poire et le fromage, au Fouquet's, mais pas forcément dans les discours officiels.

Et les jours suivants ? Les premiers de la nouvelle année ? Que des catas ! Johnny qui sort de l'hôpital amerloc et qui menace de revenir et peut-être même de chanter ; les Zelvètes qui ne veulent toujours pas rendre leur otage français tant qu'on ne foutra pas la paix à leurs blanchisseries ; Benedikt XVI qui n'envisage même pas de canoniser Camus alors qu'il tergiverse moins pour un de ses prédécesseurs germanophile (et Pie quoi encore) ; le même Benedictus qui célèbre la messe de minuit à 10 heures pour ne pas boire son bouillon de 11 heures ; Jospin qui a écrit un livre sans intérêt puisqu'il ne révèle même pas ses relations avec une princesse (pourtant il avait une décapotable, lui) ; Séguin qui passe (larmes à gauche) Sarko qui reste ; le chaland qui passe, lui aussi, et ne fait même plus que ça, passer, tant il est déplumé ; l'équipe de France de foot qui va aller se ridiculiser en Afrique du sud comme si elle ne pouvait pas se ridiculier à moindre frais chez nous ; l'hiver qui est froid (Y'a vraiment plus d'saison, mes pôv' drôles) ; la DDE qui sale les routes, les restaurateurs qui salent l'addition ; l'été qui sera sûrement trop chaud... Vite Rose Bonbon, faut acheter un stock d'éventails. Et la grippe, bordel !

Enfin... disons... la gastro. Et y sont où ? Et y sont où ? Y sont absents, les vaccins contre la gastro. Si ça continue, on va tous crever de la gastro sans que personne n'élève la voix. Écoutez le silence des médias qui ne sont pourtant pas tous des agneaux. Il est assourdissant leur silence sur la gastro. Normal, ils en sont encore à la grippe. Pourquoi pas le rhume des foins ? Et le principe de précaution, on en fait quoi du principe de précaution ? On s'en tape, hein. Mais... si les labos n'héritent pas de l'argent des pauvres, allez savoir si les banquiers ne vont s'en emparer. Comme en 2009 ! Non, décidément, c'est une bien mauvaise année qui nous est promise par ces débuts calamiteux. Heureusement que la droite va perdre les Régionales.

Et heureusement que certains "politiques" parviennent à surmonter le pessimisme ambiant et faire partager leur belle détermination. Le député-maire de Royan (en Charente-Maritime), Didier Quentin (mon Didier pour les intimes), adresse à ses administrés préférés un calendrier sur lequel il pose, sourire au lèvres, en compagnie de son épouse Marie-Pierre, sur la plage de Pontaillac à marée basse. Le message imprimé en bleu UMP sur le ciel blanc est de nature à rassurer ceux qui doutent encore : "Puisse cette année deux mille dix rimer avec bons indices ! (croissance, emploi, CO2)." Que demande le peuple ?

 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 09:16
Le sommet de Copenhague démarre et chacun retient son souffle. Ce qui fait déjà un peu de CO2 en moins. Dommage que les vaches ne retiennent pas leurs pets, que les centrales nucléaires ne retiennent pas leurs déchets, que le charbon ne retienne pas ses fumées, que le pétrole ne retienne pas ses gaz, que Total ne retienne pas ses pollutions, que le soleil ne retienne pas ses UV, que les garages ne retiennent pas les voitures, que les ports ne retiennent pas les bateaux, que les démagogues ne retiennent pas leurs solutions miracles pour nous sortir du merdier dans lequel nous a plongé notre fringale de biens de consommation si vite consommés, que Johnny ne retienne pas la nuit... C'est vrai, on nous demande de faire des économies d'énergie, mais la première de toutes, la plus efficace, ne consisterait-elle pas à ne plus respirer ? Ou alors, avec parcimonie...
Au Café du commerce, on a vite fait de trouver la solution. Et pourtant on y parle... on y émet donc pas mal de CO2 même si une douzaine de pastis permet de rendre le gaz à effet de serre émis, plus parfumé. Aux herbes de Provence, en se décarcassant un peu. Et comme un minimum de nostalgie ne fait jamais de mal, on revoit Jean Carmet assénant ses vérités alcoolisées au bar du Palace. On n'avait pas les mêmes préoccupations à l'époque.
Ne nous égarons pas et récapitulons : on trie nos déchets (enfin... on essaye), on mange bio (enfin... quand on trouve du bio et quand on a les moyens), on éteint la lumière quand on sort d'une pièce (enfin... quand on n'oublie pas), on isole notre maison (enfin... quand on en a une et quand les subventions sont conséquentes), on respecte les limitations de vitesse (enfin... quand un connard ne vient pas nous doubler avec son 4X4). Arrêtons ici et concluons : c'est fou tout ce que l'on peut faire comme gestes citoyens pour sauver la planète ! Et pourtant, elle se réchauffe encore, la salope, il va falloir faire plus. Elle exige plus. Acheter un vélo ne va plus suffire, il va falloir pédaler. Après les amuse-gueules, on en vient au plat de résistance. Se retenir de respirer, donc. De péter ausi, alors ? Ben oui. Et de roter ? Ça va de soit. Pour bien faire, il faudrait éviter tout effort physique intense : les travaux manuels, le sport... Et baiser, on pourra ? Non, voilà le genre de luxe que nos enfants ne pourront plus se permettre. Et parler ? Ça, on ne peut déjà plus.
Si c'est pour la survie de la planète, on peut faire des efforts, c'est vrai. Pour commencer, on peut demander à Sarkozy de moins gesticuler, à Mireille Mathieu de chanter normalement, à DSK de ne plus se prendre pour un lapin, aux lapins de ne plus se prendre pour DSK. On peut aussi demander à nos concitoyens de ne pas regarder la propagande officielle entre 20H. et 20H.30., chaque soir. Voilà des gestes simples, à la portée de tous et qui, faute d'être très efficaces, seraient au moins porteurs d'exemplarité. Putain, on va s'arrêter là, on ne trouvera pas une expression plus nulle que "porteurs d'exemplarité". Si les naufrageurs s'y mettent aussi, où va le monde ? À Copenhague !

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 09:50
Après les Suisses qui vendent non seulement leur chocolat mais aussi nos cinéastes, voici les Belges. On se doutait bien qu'un pays qui a vu naître Johnny Hallyday ne pouvait pas être totalement... bon. Le point sur lequel ils sont complètement mauvais, nos amis Belges, c'est paraît-il, l'état de leurs prisons. Un peu comme chez nous, sans doute. Bref, on apprend ce matin que les prisons de Belgique étant surpeuplées, on va transférer des prisonniers vers les geôles hollandaises dans lesquelles il y aurait des places vacantes. En voilà une nouvelle !
Et pourquoi les prisons Paysbasiques sont-elles moins pleines (ou plus vides, question d'appréciation) que celles made in Belgium ? Excellente question à laquelle s'empresse de répondre le journaliste de France Inter. Parce que dans le beau pays des tulipes et des moulins à vent, on a développé les peines de substitution et que, d'autre part, la criminalité y a baissé. Et pourquoi elle a baissé la criminalité qui grimpe partout ailleurs et en Sarkozie plus qu'ailleurs ? Meilleure question encore car elle nous confronte à un paradoxe apparent : c'est le moins répressif (le plus permissif disent les alliotistes) des pays européens, celui qui engeôle le moins, qui légalise l'euthanasie, qui autorise la vente des drogues douces... c'est ce pays (pas si bas que ça) qui voit régresser sa criminalité.
Mais alors, la répression n'est peut-être pas l'arme fatale contre les criminels... La société ne dispose-t-elle pas d'autres moyens — plus décents, plus humains, plus efficaces, moins coûteux — pour se protéger ?
La politique d'enfermement systématique n'est-elle pas, en partie, responsable d'une criminalité en hausse ?
Ne faudrait-il pas redéfinir le rôle de la prison ? Et en profiter pour améliorer un peu une condition pénitentiaire qui fait honte à nos démocraties européennes ?
Pour désengorger les prisons ne pourrait-on pas, pour commencer, abuser un peu moins de la détention préventive et libérer les innocents potentiels ?
Oui, mais...
Comment la droite peut-elle espérer se faire élire dans un pays qui voit sa criminalité baisser ?
Que de questions pour un lundi ! 
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 19:53
TOTAL INVENTE LA DESTRUCTION DURABLE !


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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 19:10
Vous avez eu mal au dos un jour ? Oui, tout le monde a eu mal au dos, a mal au dos, aura mal au dos. C’est normal dans une société qui veut économiser à la plupart d’entre nous, tout effort physique. Nos muscles s’affaiblissent, ceux du dos en particulier, victimes de notre excès de sédentarisation, de notre paresse… Ils ne soutiennent plus la colonne vertébrale qui se retrouve alors en première ligne. Et même si notre explication est peu médicale — ce que les thérapeutes visitant ce blog voudront bien excuser — elle n’en recouvre pas moins une réalité désormais bien connue.
Pourtant certaines professions sollicitent leurs muscles. Prenez un carreleur. Vous avez essayé de poser du carrelage pendant trente-cinq heure par semaine ? Non ? Dommage, vous sauriez que trente-cinq heures de travail (de vrai travail) c’est trop, c’est beaucoup trop, c’est inhumain. Posera-t-il encore du carrelage à soixante-dix ans, votre carreleur préféré si on lui applique les mêmes lois qu’au commerçant qui attend les clients, à l’ombre l’été, au chaud l’hiver, dans sa boutique ? Les deux exemples, vous l’aurez remarqué, n’ont pas été choisis au hasard puisqu’ils opposent un artisan et un commerçant, lesquels semblent parfois vouloir mêler leurs destinées alors que tout les oppose. Mais restons dans le sujet car lui aussi, le carreleur, il a mal au dos. Il en a même plein le dos, parfois ! Et pour des raisons inverses de celles qui font souffrir l’inactif, le cul collé dans sa bagnole ou dans son fauteuil en cuir devant sa télé d’merde !
Évidemment, on ne parle pas ici des sportifs amateurs qui se cassent le dos avec des exercices inadaptés. Ceux-là ne font pleurer personne puisque c’est de leur propre volonté qu’ils créent la douleur. Dans ce cas, un seul remède efficace, gratuit, confortable : s’arrêter, revenir aux fondamentaux du sport qui n’aurait jamais dû cesser d’être un jeu.
Bref, fainéants ou esclaves, on a tous mal au dos. Et que prend-on dans les moments de crise aigue, quand le Doliprane (pardon, le Paracétamol) ne suffit plus ? On prend du Di-Antalvic ou plus précisément une association de Paracétamol et de Dextropropoxyphène (c’est comme je vous l’dis, ma brave dame), un opiacé faible. Le médicament est si ancien et si reconnu qu’il est le plus souvent remplacé par un générique, ce qui n’empêche pas de l’appeler Di-Antalvic. Et maintenant voici la nouvelle que nous bassinent nos médias depuis deux ou trois jours et que seul Michael Jackson (grand spécialiste en produits chimiques) a été capable d’enrayer : dans un an, on ne trouvera plus de Di-Antalvic dans les pharmacies. Il sera interdit parce que dans plusieurs pays européens, certains désespérés ou voulant se faire passer pour tels, ont pris l’habitude (fâcheuse) de l’utiliser pour se suicider ou pour faire une tentative de suicide… Comme s’ils ne pouvaient pas se tirer une balle dans la tête, se jeter sous un train, se pendre, comme tout bon suicidé qui se respecte. Mais alors retirerait-on les cordes de la vente ? empêcherait-on les TGV de rouler ?
Par la faute d’une minorité de personnes mal intentionnées, une majorité va devoir souffrir un peu plus. Notez bien qu’on est habitués ! Il suffit qu’un gamin se fasse choper avec 2 grammes de hasch et voilà toute une classe d’âge suspecte, fouillée, tabassée parfois. Et ce n’est là qu’un aimable exemple des dérives sécuritaires auxquelles nous finissons par nous habituer. Au fait, ils l’avalent avec quoi leur Di-Antalvic, les suicidés européens ? Avec de l’eau ? Interdisons l’eau, qu’ils se suicident enfin au pinard, comme au bon vieux temps.

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 09:53
On lit ça dans Le Monde : « une soixantaine de députés de toutes tendances, emmenés par le député communiste de Vénissieux (Rhône) André Gerin, avaient déposé le 8 juin une proposition de résolution pour la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le port en France de la burqa ou du niqab (voile couvrant le visage et ne laissant entrevoir que les yeux). » Ici, dans le Pays royannais, burqa ou niqab (ça fait drôle de ne pas mettre de « u » derrière le « q »…), on n’en voit pas souvent. Ailleurs, on ne sait pas trop, mais la coutume doit se développer puisque des gens très importants en parlent, estiment qu’il faudrait réunir une commission, faire une loi, interdire… À condition d’être capable de distinguer le « port subi » du « port voulu » !
— Vous reprendrez bien un peu de port, très chair ?
— Non merci, ma religion me l’interdit.
Parce que tout de même, on a déjà vu des hommes et des femmes s’habiller comme l’as de pique. On en voit tous les jours, ici comme ailleurs. Mais ce n’est pas la même chose, ceux-là suivent la mode. Celle qui fleurit à la télé et dans les magazines en quadrichromie qui trônent dans la salle d’attente du dentiste et font la promo des ténors de l’UMP. Au fait, la mode, elle est subie ou elle est voulue ? La pub à la con qui vous impose ses cochonneries à vous coller sur la figure, sur les ongles, sur les cheveux, sur le corps, n’exercerait-elle pas elle aussi une sorte de dictature ? Réunissons vite une commission d’enquête !
Des gens déguisés dans la rue, ça n’a jamais dérangé personne, ça fait même bien rigoler le bon peuple qui manque un peu d’occasions de se fendre la pêche par les temps qui courent. Mais il faut bien admettre que si le carnaval dure toute l’année, le spectacle perd un peu de son charme. Le port de tous ces oripeaux ressemble alors à une forme d’exhibitionnisme. De la part de celui (ou de celle) qui les porte ou de la part de celui (ou de celui) qui les impose ? La commission devra inviter quelques psys à ses réunions… et se demander sérieusement si les pratiques de certaines religions plus anciennes sous nos climats, ne mériteraient pas de faire aussi l’objet d’un débat.
Par exemple : les cathos qui défilent devant le cercueil lors d’un enterrement, font un drôle de signe cabalistique. Ils se touchent différents endroits du corps (ce qui n’a rien de répréhensible) en dessinant une sorte de croix virtuelle dans l’espace. Exactement comme font beaucoup de joueurs de foot en pénétrant sur le terrain (ce qui ne les fait pas mieux jouer, surtout s’ils sont du PSG), avant de tirer un penalty, ou après avoir marqué un but. Alors franchement, faire ce geste purement footballistique devant un cercueil, face à la famille qui est dans la peine, c’est un peu déplacé, non ? Certes… s’il s’agit de sacrifier au rituel pour faire gagner Bordeaux, on peut comprendre… Mais c’est bien inutile vu que les Girondins, ils sont bien capables de gagner sans faire appel à des pratiques superstitieuses macabres.
Enfin, il faudrait bien réunir une commission pour en parler. Juste pour en parler. Comme d’hab’ !
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 13:56
C'est raté ! Pour ce vendredi coincé entre un jour férié et un week-end, on avait prévu de faire dans le consensuel... Une belle photo "artistique" n'attendait que cela pour sortir de l'anonymat. Mais peut-on se taire face aux nouveaux excès sécuritaires de nos dirigeants et de leurs sbires ? C'est toujours ennuyeux de traiter l'actualité à chaud comme le font nos radios et nos télés. Pourtant, dans le cas présent, l'indignation est telle que la réflexion attendra...
Indignation, c'est bien le mot ! Deux enfants de 6 et 10 ans (6 et 10 ans, pas majeurs à eux deux !) arrêtés, tout près de chez nous dans une ville du sud-ouest, devant leur école, leurs enseignants, leurs copains... pour un vol de vélo. Même s'ils l'avaient commis, ce larcin, la manière dont s'est faite leur interpellation serait scandaleuse. Mais en plus, ils sont innocents ! Quelle idée ces gamins, et tous ceux qui les connaissent peuvent-ils se faire des institutions que l'instruction civique leur apprend — fort justement — à respecter : la police, la justice ? Et au-delà, quelle idée est ainsi véhiculée, de la Démocratie, de la République ? 
Oui, bien sûr, en d'autres lieux ou en d'autres temps, certains membres de cette même corporation ne se posent (ou ne se posaient) pas de question pour exécuter les ordres, n'importe quels ordres. Mais dans le cas présent, il semble que les intervenants n'aient même pas reçu d'ordre supérieur. Simplement, ils ont trouvé leur intervention normale, justifiée car faisant suite à une plainte. La routine ! Ils s'étonnent même des réactions qu'ils déclenchent dans l'opinion publique. Ils ont l'impression d'avoir fait leur devoir. Là, au delà du traumatisme indéniable subi par des enfants innocents, on touche au plus grave. Les forces de l'ordre ne culpabilisent même pas devant ce qui constitue pourtant bien plus qu'une bavure. C'est qu'ils se sentent soutenus par le pouvoir, ils savent qu'ils ne risquent rien, qu'ils ont le droit avec eux. Mais de quel droit s'agit-il ? Celui de terroriser les enfants ? Voici venir le temps des ogres.
Car dans le même temps, le Ministre de l'Éducation nationale, veut instituer la fouille à la porte des écoles, transformer le personnel — enseignants compris — en flics de base. Pour confisquer les ciseaux, les compas ? Ou plutôt pour franchir une étape supplémentaire dans la mise sous contrôle de tout un pays. On commence en maintenant 7 mois en prison, un type dont le seul crime réside dans des écrits jugés subsersifs, on continue en mettant en garde à vue des éditeurs estimés marginaux, on finit en considérant nos enfants comme de dangereux criminels. "La Révolution dévore ses propres enfants", disait Danton. C'est exactement ce que fait notre société. Elle va mal, notre société, elle va très mal !
Face à ce qu'il faut bien qualifier de grave dérive sécuritaire, la Démocratie doir réagir avant que les plus énervés de nos concitoyens ne le fassent à sa place. Pourquoi les partis de gauche (à l'exception des Verts) ne réagissent-ils que très mollement ? Parce que le thème n'est pas porteur en période électorale ? N'est-il pas temps de se mobiliser pour demander — au moins — la démission de la Ministre de l'intérieur ? Le geste aurait le mérite de montrer à nos shérifs locaux les plus agressifs, les moins formés, que l'on ne bafoue pas impunément les règles élémentaires qui régissent un état de droit.

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 11:15
En vérifiant une citation pour répondre à un de nos lecteurs, nous tombons d'abord sur un joli site consacré aux fables de La Fontaine. Et puis, celle-ci, une des plus justement célèbres, "Les animaux malades de la peste".
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre, 
La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom), 
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés...
Petit exercice, vous remplacez le mot "peste" par le mot "grippe", et vous situez l'action en mai 2009. Quoi de changé ? Rien ou si peu... La peur atavique est toujours là. Et les puissants (comme disait La Fontaine), ceux qui nous gouvernent et nous manipulent, le savent bien. Quel meilleur ressort que la peur quand on veut manipuler ? Ou simplement faire oublier un autre événement, une autre situation autrement dramatique. Regardez en Égypte ; avant même de s'assurer de la "culpabilité" des porcs, on en a abattu des dizaine de milliers. Martyrs idéologiques ! Depuis, on sait que les porcs peuvent être infectés, au même titre que les humains. De là à les rendre responsables de l'épidémie et à se priver de nourriture, il y a un pas important...
Avez-vous, un jour, survolé Mexico, la plus grande métropole du monde ? Sur plus de 100 kilomètres s'étendent les bidonvilles les plus effrayants qui puissent se concevoir. Des lieux improbables sans eau potable, sans électricité, sans éducation, où la police, les enseignants et les médecins ne pénètrent plus depuis longtemps. Une humanité qui survit sans la moindre hygiène sur un gigantesque tas d'ordures où seul le crime organisé prospère. Sans parler de l'incroyable pollution qui plombe le ciel de Mexico, cache le soleil et les montagnes environnantes, pénètre les habitations, les corps et les coeurs. Un immense camp de concentration d'une violence inouïe, qui ressemble à nos porcheries modernes, mais où on n'entasse pas des cochons mais des femmes, des hommes, des enfants.
S'il s'agit de faire de la prévention, contre la grippe mais aussi contre de nombreux fléaux tout aussi mortels, c'est auprès de cette humanité sacrifiée qu'il faut intervenir. Sans plus attendre. Le danger pour nos sociétés occidentales surprotégées est en effet minime en comparaison.
Sans doute déplorerons-nous des cas de grippe, l'hiver prochain, peut-être même quelques décès... Les séquelles de la grippe saisonnière font chaque année des dégâts dans les populations fragiles, même sous nos latitudes. La grippe de Hong Kong n'a-telle pas fait en 1968, des dizaine de milliers de victimes sur notre sol ? Bien plus que la fameuse canicule ! On en a peu parlé à l'époque, il y avait alors d'autres événements qui mobilisaient l'opinion... Mais aujourd'hui, pour les pouvoirs, il devient urgent de nous effrayer comme on le fait déjà avec les banlieues. Ainsi, obnubilés par le risque épidémique, nous oublions ce qui dérange : le chômage grandissant, la régression de toutes nos valeurs, le démantèlement d'une organisation sociale et culturelle construites par plusieurs générations laborieuses et généreuses. Nous oublions aussi que le véritable risque est (comme toujours) pour les pauvres — les pays d'Afrique notamment — et que le remède le plus efficace serait de mener d'abord la lutte contre cette extrême pauvreté. Mais La Fontaine le disait déjà :
Selon que vous serez puissant ou misérable...
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