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En mer comme dans l'air, l'amer est un point de repère. Ainsi, ce blog pourra indiquer une direction aux navigateurs perdus. Mais attention aux naufrageurs (qui ne sont pas tous des lumières) et qui agitent, sans… fard, leurs lanternes dans la nuit. Ici, aucun sujet n’est exclu a priori. On pourra parler politique, littérature, musique, sport, déconnade… mais aussi spécificités régionales — voire locales — ne surprenant personne dans ce coin de terre nommé Saintonge Maritime.

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Le silence des éléphants

Notre dernier article s'intitulait "Pétage de plombs", mais finalement "Suicide en direct" aurait sans doute mieux convenu. C'est en effet à ce spectacle qu'ont pu assister quelques téléspectateurs encore motivés par les pugilats politiques. Ce soir-là, le candidat François Bayrou a en effet délibérément flingué son équipe et probablement ruiné toute chance d'être un jour ce qu'il rêve de devenir. Les résultats de ces élections européennes qu'il voulait transformer en Présidentielles, en attestent. Et la bassesse de ses attaques contre l'homme le plus populaire de cette compétition n'explique évidemment pas à elle seule, une telle déroute même si elle l'a certainement amplifiée. Mais arrêtons de tirer sur le corbillard centriste et concentrons notre feu sur l'ambulance de gauche.
Sans doute, Martine Aubry ne méritait pas une telle gifle ! Mais bon... puisqu'elle l'a reçue, cette gifle plus destinée aux silencieux mais trop visibles éléphants de son parti qu'à elle-même, pourquoi n'en tirerait-elle pas les conséquences ? Elle serait maintenant parfaitement justifiée et soutenue par l'opinion publique de gauche (et du centre-gauche) si elle prenait la mesure prioritaire qui s'impose : virer du parti tous ceux qui depuis des années, des mois et même récemment, polluent ses débats internes, le trahissent, ceux qui ont gâché la superbe campagne présidentielle de Ségolène Royal, ceux qui préfèrent la défaite au succès de leurs camarades, ceux qui lèchent la main du Maître qui leur sert la soupe tiède. Oui, si le parti socialiste veut rebondir, il doit dire publiquement que messieurs Éric Besson, Bernard Kouchner, Michel Rocard, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn et quelques autres du même acabit, ne sont pas (ne sont plus, ne seront jamais) des socialistes. Évidemment, l'exclusion qui s'impose serait qualifiée par la droite de procédé stalinien. Pourtant, un tel acte de survie n'aurait rien de totalitaire, la patience a été longue, et le peuple de gauche s'est clairement exprimé. Mais admettons... Il faut alors créer un autre parti sans eux. Avec d'autres. Les leçons de l'Histoire imposent cette solution : pas de refondation, pas de réformes de structure, pas de rafistolage... Juste un nouveau parti social et écolo, enfin ouvert aux classes populaires (carte à 10€) qui ne se reconnaissent pas dans les débats florentins de cette gauche déconnectée de la vie.
Une place existe pour une telle formation. La droite triomphante n'est pas si forte que ça, avec ses 28% de 40% des électeurs. Et Daniel Cohn-Bendit, tout en savourant (et il a bien raison) son incontestable succès, n'ignore pas qu'il devra lui aussi passer par une union plus large pour faire aboutir ses propositions. Pourquoi ne pas bâtir entre progressistes d'horizons divers la grande fédération de la gauche moderne qui balaiera les rancoeurs du passé et permettra une alternance crédible à l'affairisme et au populisme. Alors, l'élection de dimanche n'aura pas été inutile.
 


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T
Ces malheureux socialistes n'ont pas encore compris! Pourtant, notre vote a été clair, il me semble!!!
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L
<br /> Le seul truc pas clair (comme d'hab') c'est la signification de l'abstention. A priori ils s'en foutent ou soutiennent le pouvoir en place (ce qui revient au même) et<br /> celui-ci n'a pas tort de les récupérer. Mais il y a toujours des exceptions. On a connu une époque avec un soi-disant "NON de gauche" (Fabius), pourquoi n'existerait-il pas une "abstention de<br /> gauche" ? C'est à peu près aussi efficace. <br /> <br /> <br />
V
Dans la liste des éléphants responsables des déboires du PS, vous en oubliez un : Fabius.
Répondre
L
<br /> Et il est de taille ! Mais bon... s'il avait fallu tout le monde, on y serait encore. On n'a pris que quelques exemples.<br /> <br /> <br />